TULI, I E
Eh bien ! cruel , méprise un pardon généreux , J'y consens; mais du moins, dans ton sort malheureux , De la part d'une amante accepte une retraite.
M'y pourrlez-vous cacher ma honte et ma défaite.^
C'est là le trait cruel qui déchire mon cœur.
Ah ! s'il vous touche encor, respectez mon malheur.
Si de vous obéir ce cœur étoit capable,
J'aurois trop mérité le des^tin qui m'accable.
Dans l'état où je suis, loin de vous attendrir,
C'est vous qui devriez m'exciter à mourir,
Et même me prêter une main généreuse.
Cachez à mes regards cette douleur honteuse.
Que craignez-vous.^ ma mort? La mort n'est qu'un
instant Que le grand cœur défie, fet que le lâche attend. Vous m'indignez: je sens que ma raison s'égare.
TULLIE
Frappe; mais, malgré toi, tu me suivras, barbare. Ne crois pas m'effiayer par tes emportements ;