ACTE V, SCENE VI
Je ne me connois plus dans ces aFiVenx moments. Quoi ! c'est Catilina qui manque de constance ! Malheureux! qu'attends-tu, sans armes, sans défense? Le sénat va bientôt revenir en ces lieux, Veux-tu que je te voie égorger à mes yeux? Ingrat, suis-moi; du moins une fois en ta vie, Rjeconnois, par pitié, l'empire de Tullie. Tu n'as que trop bravé sa tendresse et ses pleurs ; Prête-moi ce poignard, c A T I L I N A , se perce , et donne le poignard a Tullie.
Le voilà.
TULLIE'
Je me meurs !
Tout est fini pour moi : mais, si je perds la vie, Du moins mes ennemis ne me l'ont point ravie. Séchez vos pleurs , Tullie ; et que prétendez- vous D'un coeur dont la mort seule éteindra le courroux? Etouffez des regrets que ma iîerté dédaigne; C'est de mourir vaincu qu'il faut que l'on me plaigne.
CATILINA, TULLIE, LENTULL'S, CÉTHÉGCS,
LES LICT^IjKS.
CA.TILIKA, 'voyant arrii>er les conjurés qu'on
mené au supplice.
Voici le dernier coup que me gardoit le sort.
c É T H É G u s , en passant.
Adieu , Catilina : nous allons à la mort.
Amis infortunés, ma main vient de répandre
Ce sang que j'aurois dû verser pour vous défendre.
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