‹ Œuvres de CrébillonChapitre 446 sur 502 · ACTE ï, SCEXE IV · texte numérisé non relu

ACTE ï, SCEXE IV

Voulez-vous qu'à mes yeux je vous voye immoler ? D'Octave prévenant redoutez les finesses; Mais craignez encor moins sou art que ses promesses. Je vais guider vos pas en des lieux écartés Où l'on ne peut jamais vous découvrir.

CICÉ RO N

Partez :

J'aurai moins à rougir de me donner un maître Que de suivre un ami si peu digue de 1 être. Que César me soutienne ou me manque de foi, Antoine, vous, et lui, tout est égal pour moi; Si le destin me garde une lin malheureuse , La fuite ne pourroit que la reudie honteuse. Je n'ai connu qu'un bien, e"etoit la liberté; Je lai perdu: grands dieux, qui me l'avez été , Que ne m'arrachiez-voiîs une importune vie Qu en vain votre courroux réserve à l'infamie?

L i PI D E.

Je ne vous presse plus ; mais avant mon départ Diiii secret important je vea?i vous iaire part. Sextus, que l'on c.oyoit au rivage d'Ostie , Est depuis quelque temps caché daus l'Italie; Je soupçonne de plus qu'il paurroit être ici ; Gardez-vous d'embrasser ce dangereux parti .' Celui des conjurés, seroit moins s-Jr encore ; Ce sont des assassins que l'univers abhorre ; Et si jamais César peut découvrir Sextus, Vous vous perdez tous deux ainsi que Métellus.

c I c É Ro i<r.

Que m'importe Sextusr et que voulez-vous dire'

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