‹ Œuvres de CrébillonChapitre 445 sur 502 · I.É PID E · texte numérisé non relu

I.É PID E

Et dans ces lieux quel est donc votre espoir.'

t56 LE TRIUMVIRAT.

r I f; K Ro K.- J'y veux avec le mien remplir votre devoir; J'y veux faire moi seul ce qu'y doit (aire un homme Qui Vf ut mourir pour flome , ou mourir avec Rome. Vous croyez, je le vois, parler au Cicéron. De qui la fermeté n'illustra point le nom ; Mais je vous ferai voir que ma seule sagesse Me fit sur ma douceur soupçonner de to. blesse. Dans les temps orageux où mou autorité N'avoit sur le sénat qu'un pouvoir limité, Je laissai de Sylla triompher l'insolence : Le respect sur César m'imposa le silence; Et ce même César prouve que la douceur Peut ainsi que la gloire habiter un grand cœur. Quand par des soins prudents l'ai conjuré Forage^ Si l'on ma repioché de manquer de courage, Les désordres présents, ma mort , et mes revers, Vont me justifier aux yeux de l'univers.

L É PI D E

Et sUr quoi Voulez-vous que l'on vous justifie.^ Vivez pour illustrer encor plus votre vie. .Te crains un désespoir. Ah ! mon cher Cicéron ^ Le ciel ne vous lit point pour imiter Catoii.

L'exemple de Caîon seroit honteux à suivre ;

Plus le malheur est grand, plus il est grand de vivre;

Voilà les sentiments qu'a dû vous inspirer Cette gloire (r'i votis seul avez droit d'aspirer : Mais laissez-moi le soin d'une tête si chère, Daignez me coniier et la fille et le père ; Que je puisse , en sauvant des jours si précieux^ Me flatter avec vous d'uu retour eu ces lieax. Conservons an sénat un ami si fidèle , A Ptome un mafifistrat qui fat si digiie d'elle ; Dans notre exil commun venez me consoler.-

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