ACTE I, SCENE V
Déjà le jour plus graiid m'annonce que Mécène, Qui dans ce trouhle affreux s'intéresse à la paix, Doit être dès long-temps rentré dans ce palais : Allons. Mais il est temps que j'instruise ma fille D'un secret qui peut perdre ou sauver ma famille. Sur nos desseins communs craignons moins d'alarmer Vn grand cœur qui sait plus que de savoir aimer. De ses fravenrs pour moi Sextus qui se défie Ne connoit pas encor tout le cœur de Tullie. Non, ne lui laissons plus ignorer un secret Que ma terrtlre amitié lui cachoit à regret. Clodomir, devenu le fils du grand Pompée , Ne pourra me blâmer de l'avoir détrompée. Unissons-les, donnons à César un rival Dont le nom seul pourra lui devenir fatal. Essayons cependant de fléchir un barbare, Pour suspendre les coups que sa main nous prcjjare ; Mais s'il veut s'emparer du pouvoir souverain, A son ambition nous pourrons mettre un frein. Dieu puissant des Piomains, indomtable génie, Aujourd'hai dieu du meurtre et de la tyrannie. Si je ne puis changer tes décrets immortels. Fais-moi du moins mourir au pied de tes autels.