T U LI.I
Jugez de ses frayeurs à l'objet qui s'avance ; C'est l'affranchi chargé du soin de sa vengeance , Qui vient vous immoler, ou s'assurer de vous. Ah ! Sextus, laissez-moi m'offrir seule à se» coups.
SEXTUS
Vous exposer pour moi, c'est m'outrager, Tnllie, M'enviez-vou» l'honneur de défendre ma vie?
( à Philippe . ) Approche, digne chef des infâmes humains Que César entretient pour ses lâches desseins.
PHILIPPE, à part.
Quel trouble dans mon cœur élevé sa présence !
CRÉBII.I,OX. 3. x6
O mes yeux! contemplez : A'oilà sa ressemblante) Le port majestueux de cet homme diA'in, Qui, tout percé de coups^ vint mourir sur mon sein. Hélas i si c'étoit lui... Mais puis-je méconnoitre Et les traits et la voix de mon auguste maître? Quelle horreur en ces lieux règne de toutes parts ! Dieux! quel spectacle affreux vient frapper mes regards !
{il s'appuie sur les débris de la statue de Pompée. ) Chers débris, monuments de la fureur d'Octave, Arrosez-vous des pleurs d'uu malheureux esclave; Qu plutôt revivez, triste objet de mes vœux, Et venez recevoir l'ame d'un malheureux. Je me meurs.