ACTE III. SCF^'E V. iS
Mais s'armer du poignard qu'un iàclie nous destine. Ce n'est que le punir alors qu'on l'assassine. Se laisser preAenir est moins nue A-ertu Que limbécillité d'un courage abattu. 11 ne vous reste plus qu'une fuite douteuse ; Pour le lîîs de Pompée elle seroit honteuse. Bientôt de touies parts vous serez observé; Prévenez donc le coup qui vous est réservé.
Rejetez les conseils que Philippe vous donne; Mais fuyons, puisqu'ainsi votre honneur nous
l'ordonne.
Allons trouver mon père , et remettons aux dieux Le soin de nous sauver de ces funestes lieux.
PHI1.IPPE.
Moi, je vais retrouver César: daignez attendre Que je sois en état du moins de vous défendre. Vous verrez, si mon bras ne peut vous secourir, Que Philippe avec vous est digne de mourir.
F l X DU T R O I s I r M E A. C T F .
iS6 LE TRIUMVIRAT.