CI C É RO
Je l'ai \-u , César ; je t'en rends grâce. Mais il ne s'agit pas du sort qui me menace. Il s'agit des Romains. Pour la dernière fois D'un ami malheureux daigne écouter la voix.
OCTAVE
Je n'écoute plus rien d'un ami si perfide.
Ce n'est pas l'intérêt de Rome qui te guide ;
Ce fameux Clodomir , ce rival odieux ,
Qu'avec tant de secret tu cachois en ces lieux, .{ j.
Injurieux objet dune lâche tendresse ,
Est le seul où. tor^ cœur aujourd'hui ^'intéresse ;
C'est l'amant de TuUie ; ose me le nier.
CT C É RO îî.
.Te ne chercherai pas à m'en justifier. Pourquoi de, ce rival te ferois-je un mystère -\ A-t-il trempé ses mains dans le sang de ton père.-* Ou , si c'est nn forfait que d'aimer les Romains, Implacable tyrau, détruis tous les humains^
(1} Prëtekfe' ^écionx de m'ijnmoler après. -j
Ce Ters ^^i celui du manuscrit dé la comédie françoiSe.
CRtBII-T.ON. 3. i:
C'est dans la cruauté que brille tou courage.
or T A V H.
Ah ! c'est pousser trop loin le mépris et l'outrage. Aflieu : je t'abandonne à mon inimitié.
CltÈKOTT.
Va , fuis ; je l'aime mieux encor que ta pitié.
Celle-dé tes pareils à la fois déshonore
Et celui fju'elle épargne e^ celui qui l'implore.