QI D A M AN TE
u'ai-je entendaP grands dieux! quel horrible mystère M'avoit loug-tenips voilé Tamitié de mon père ! A la lin, san* nuage il éclate à mes yeux, Ce sacrilège vœu , ce mystère odieux.
Vous, peuples, qui craignez d'immoler la victime Dont le sang doit fléchir le ciel qui vous opprime, Peuples, cessez de plaindre un choix si glorieux ; Il est beau de mourir pour appaiser les dieux.
(À PolyclcLC.) Sèche ces pleurs honteux où ta douleur te livre : Que servent tes regrets? que te sert de me suivre,** Dissipe les soupçons ; ne crains rien ; laisse-moi : .le te l'ordonne enfin, va retr<tuver le roi. Hélas! quoique sa main, par mes soins désarmée, IN'e laisse aucuue crainte à mon ame alarmée. Quoique par-tout sa garde accompagne ses pas. Cependant, s'il se peut, ne l'abandonne pas. Je voudrois avec toi le rejoindre moi-même; Mais je craius les transports de sa douleur extrême : Je me sens pénétrer de ses tendres regrets. Et ne puis, sans mourir, voir ces tristes objets.