SCENE III
ATRÉE, EURYSTHENE.
ATRÉ E.
Enfin ce jour henrenx, ce jour tant souhaité Ranime dans mon cœur l'espoir et la fierté. Athènes, trop long-temps l'asyle de Thyeste, Eprouvera bientôt le sort le plus funeste, Mon lils, prêt à servir un si juste transport, "Va porter dans ses murs et la liaiume et la mort.
Ainsi, loin d'épargner l'infortuné Ihyeste, Vous détruisez encor l'asyle qui lui reste. Ah ! seigneur, si le sang qui vous unit tous deux JNest plus qu'un titre vain pour ce roi malheureux, Songez que rien ne peut mieux remplir votre envie Que le barbare soin de prolonger sa vie : Accablé des malheurs qu'il épronve aujourd'hui, Le laisser vivre encor, c'est se venger de lui.
ATR É E.
Que je l'épargne, moi ! lassé de le poursuivre. Pour me venger de lui , que je le laisse vivre ! Ah i quels que soient les maux que Thyeste ait soufferts , Il n'aura contre moi d'asyle qu'aux enfers : Mon implacable cœur l'y poursuivroit encore.