ACTE 1, SCENE III. r.r
Arrop^, en fxpiranr , brùloit cncor pour lui. Voilà cr qaVn an mot sarprit ma vigilance \ crux <{ui dr l'ingrate avoirnt la coufidrnce. ^^. * hti montre en i e moment uftf h ttrr d' Aerope.'^
LETTRE d'aFROPE.
• D'Atrée en ce moment j'epruuvc le coorroux ,
• ChiT iîitrftte, et je menrs \an» regretter la vie:
« PuiM^ue jr n»- l'ai mois que pour vivre avec vou5 ,
• .îe ne murmure pojut quelle me ioit ravie. > Plistbene fut le fruit de nos triste» amours :
• Sil pasMT jas<|u 4 vuns^ prenez soin de s*^ joiirs;
• Qu'il faskc quelqueTois ressouvenir sf»n père
« Du malheureux autour quavuit pour lai sa mère •.
Ju^e de quel succès ses soins furent suivis ;
J<* retins a la fois son billet et s«)n flis.
Jr voulus étoofler ce motîslre eu sa uaissance:
Mais mon ctrur pins prudtnt I adopta par vrugejuice;
Ft , mediiant des-lors 1<- plus aitrux projet ,
If le lis au palais a[tp<irter eii S( cret.
l u fil» vrnoit de uaitrc a U nouvelle reine ;
Pour remplir mes projets, je le iioiumai i'Iistbene,
Et mi» le tils d'Acr«»pe au berceau de ce lils.
Dont depuis m'ont prive Us dfstins ennemis.
C'est sous un nom si cber (ju'Argos l'a vu parojtre;
Je ils périr tous ceux qui pouvoirnl le connoitrc ;
Et, laissant ce secret eulre les dieux et moi.
Je ne 1 ai jnsqu'ici conllé qu\i ta foi.
Après ce que tu sais, sans que je te l'apprenne
Tu VOIS à quel drsseiu j ai conserve Plisthene;
Et, puisque la pitie u'a p<iinr sauve ses jours,
A quel usage enfin j'en destiue le cours.
cvaTSTH». ivr.
Quoi : seignenr, sans frémir da traoaport qui roof
guide, "Vou* poiune* réserver Plisthcnc an parricide .'
loo ' ATRÉE ET THTESTE.
ATR É £.
Oui, je veux que ce fruit d'un amour odieux Siguale quelque jour ma fureur en ces lieux ; Sous le nom de mon fils , utile à ma colère , Qu'il porte le poignard dans le sein de son père ; QueThyeste, en mourant , de son malheur instruit , De ses lâches amours reconnoisse le fruit. Oui , je veux que , haigné dans le sang de ce traitre, Plisthene verse nn jour le sang qui Ta /ait naître; Et que le sien après, par mes mains répandu , Dans sa source à l'iusfant se trouve confondu, (vOntre Thyeste enfin tout paroit légitime ; Je n'arme contre lui que le fruit de son crime : Son forfait mit au jour c^ prince malheureux ; Il faut par un forfait les en priver tous deux. Thyeste est sans soupçons ; et son ame abusée ]N"e me croit occupé que de l'isle dEuhee : ,Je ne suis en effet descendu dans ces lieux , Que pour mieux dérober mon secret à ses yeux. Athènes, disposée à servir ma vengeance. Avec moi dès long-temps agit d'intelligence ; Et son roi , craignant tout de ma juste fureur. De son nom seulement cherche à couvrir l'honneur. Du jour que mes vaisseaux menaceront Athènes, De ce jour tu verras Thyeste dans mes chaînes. Ma flotte me répond de ce qu'on m'a prorais, Je répondrai bientôt et du père et du fils.
EURYSTHESE.
Eh bien î sur votre frère épuisez votre haine ; Mais du moins épargnez les vertus de Plisthene.
ATRÉE
Plisthene, né d'un sang au crime accoutumé, IN^e démentira point le sang qui l'a formé ; Et , comme il a déjà tous les traits de sa mère, Il auroit quelque jour les vices de son père. Quel peut être le fruit d'un couple incestueux? •