T H VESTE
J'en croirois moins un songe, Sans If's ennuis secrets où ma douleur me plonge. .T'en crains plus du tyran qui règne dans ces lieux, Que d'un songe si triste, et peut-être des dieux; Je ne connois que trop la fureur qui reutraîne.
THÉODAMIE.
Vous connoissez aussi les vertus de Plisthene...
T H YE s TE.
Quoiqu'il soit né d'un sang que je ne puis aimer,
Sa générosité me force à l'estimer.
Ma fille, à ses vertus je sais rendre justice;
Des fureurs du tyran son fils n'est point complice.
Je sens bien quelquefois que je dois le baïr ;
Mais mon coeur sur ce point a peine à m'obéir.
Kélas ! et plus je vois ce généreux Plisthene ,
lO.
Il/, ATRÉE ET THYESTE.
Pins j'y trouve des traits qui dësarinent ma haine. Mon cœur, qui cependant craint de lui trop iltvoir, ]N'i ne vent, m ne doit compter sur son pouvoir. Quoique sur sa vertu vous soyez rassurée , .le suis toujours Thyeste, et lui le fils d'Atrëe. Je crois voir le tyran ; je vous laisse avec lui ; Ma fille, devenez vous-même notre appui ; Tentez tout sur le cœur ée mon barbare frère ; Songez qu'il faut sauver et vous et votre père.