‹ Œuvres de CrébillonChapitre 82 sur 502 · ACTE II, SCENE II. ii · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE II. ii

pins terrible pour moi, dans ces crnels moments, Que le tombeau, le spectre, et ses gémissements. J'ai cru voir le barbare entouré de furies : Un glaire encor fumant armoit ses mains impies ; Et, sans être attendri de ses cris douloureux. Il sembloit dans son sang plonger un malbeureux. Aerope , à cet aspect , plaintive et désolée , De ses lambeaux sanglants à mes yeux s'est voilée. Alors j'ai fait, pour fuir, des efforts impuissants; L'borreur a suspendu l'usage de mes sens. A mille affreux objets l'ame entière livrée. Ma frayeur m'a jeté sans force aux pieds d'Atrée. Le cruel, d'une main, sembloit ra'ouvrir le flanc. Et de l'autre, à longs traits, m'abreuver demonsang- Le flambeau s'est éteint ; l'ombre a percé la terre ; Et le songe a fini par un coup de tonnerre.

THÉOEiAMIE.

D'un songe si cruel quelle que soit l'horreur, Ce fantôme peut-il troubler votre grand cœur.^ C'est une illusion...

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