‹ Œuvres de CrébillonChapitre 97 sur 502 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

THYESTE, PLISTHENE,

THYESTE

Prince , qu' un tendre soin dans mon sort intéresse , Héros dont les vertus charment toute la Grèce, Qu'il m'est doux de pouvoir embrasser aujourd'hui De mes jours malheureux l'unique et sur appui !

PLISTHENE.

Quel appui, juste ciel! quel cœur impitoyahle Ne seroit point touché du sort qui vous accable ! Ah! plût aux dieuxpouvoir, aux dépens de mes jours, D'une si chère vie éterniser le cours ! Que je verrois couler tout mon sang avec joie, S'il terminoit les maux où vous êtes en proie ! Ce n'est point la pitié qui m'attendrit, seigneur: Je sens des mouvements inconnus à mon cœur.

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