‹ Œuvres de d'Alembert (volume 4)Chapitre 98 sur 165 · EFFACER, RATURER, RAYER, BIFFEE · texte numérisé non relu

EFFACER, RATURER, RAYER, BIFFEE

Ces mots signifient l'action de faire disparaître de dessus un papier ce qui est adhérent à sa surface. Les trois derniers ne s'appliquent qu'à ce qui est écrit ou imprimé ; le premier peut se dire d'autre chose , comme des taches d'encre , etc. Rayer est moins fort ([vC effacer , et effacer que raturer.

On raie un mot, en passant simplement une ligne dessus ; on V efface , lorsque la ligne passée dessus est assez forte pour empêcher qu'on ne lise ce mot aisément ; on le rature , lorsqu'on l'efface si absolument qu'on ne peut plus le lire , ou même lorsqu'on se sert d'un autre moyen que la plume , comme d'un canif, grattoir, etc.

On se sert plus souvent du mot rayer que du mot effacer., lorsqu'il est question de plusieurs lignes : on dit aussi qu'un écrit est fort raturé , pour dire qu'il est plein de ratures , c'est-à-dire de mots effacés.

Le mot rajer s'emploie en parlant des mots supprimés dans un acte , ou d'un nom qu'on a ôté d'une liste , d'un tableau , etc. Le mot bffer est absolument du style d'arrêt ; on ordonne , en parlant d'un accusé , que son écrou soit bffé. Enfin effacer est du style noble , et s'emploie dans ce cas au figuré : effacer \e souvenir , etc.

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