SUR L'IMPOT SUR LES RICHES
\TioN. — Séance du 27 avril 171)3.
Vous venez de décréter la mention honorable de ce qu'a cru faire pour le salut public le département de l'Hérault. rot autorise la République entière à adopter les méar votre décret ratifie celles qu'on vient de vous faire connaître. (On applaudit.) Si partout les mêmes mesures sont adoptées, la République est sauvée; on ne traitera ptof (Tagitatewi et d'anarchistes les amis ardents de la lUcitté, eeni qui mettent la nation en mouvement, et l'on dira : Honneur aui agitateurs qui tournent la vigueur du peuple cou I nemis. {On applaudit.) Quand le temple
de la liberté lera assis, le peuple saura bien ta décorer. Pé- »l de la France que de retourner sous un dur mtll qu'on ne croie pas que nous devenions bar- ;r fondé la liberté; nous l'embellirons : les as porteront envi.-; mata tant que le vaisseau de l'Etat ett battu par li i, ce qui est à chacun est à tous.
{Applr, nts.)
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ment de l'Hérault; sans doute on empoisonnera ses intentions et ses arrêtés; il a, dit-on, imposé les riches; mais, citoyens, imposer les riches, c'est les servir; c'est un véritable avantage pour eux qu'un sacrifice considérable, plus le sacrifice sera grand sur l'usufruit, plus le fonds de la propriété est garanti contre l'envahissement des ennemis. C'est un appel à tout homme qui a les moyens de sauver la République. Cet appel est juste. Ce qu'a fait le département de l'Hérault, Paris et toute la France veut le faire. [On applaudit.)
Voyez la ressource que la France se procure. Paris a un luxe et des richesses considérables; eh bien, par ce décret, cette éponge va être pressée. [On applaudit.) Et, par une singularité satisfaisante, il va se trouver que le peuple fera la révolution aux dépens de ses ennemis intérieurs. Ces ennemis eux-mêmes apprendront le prix de la liberté ; ils désireront la posséder lorsqu'ils reconnaîtront qu'elle aura conservé leurs jouissances. Paris, en faisant un appel aux capitalistes, fournira son contingent, il nous donnera les moyens d'étouffer les troubles de la Vendée; car, à quelque prix que ce soit, il faut que nous étouffions ces troubles. A cela seul tient votre tranquillité extérieure. Déjà les départements du Nord ont appris aux despotes coalisés que votre territoire ne pouvait être entamé; et bientôt peut-être vous apprendrez la dissolution de cette ligue formidable de rois ; car, en s'unissant contre vous, ils n'ont pas oublié leur vieille haine et leurs prétentions respectives, et peut-être, si le conseil exécutif eût eu plus de latitude dans ses moyens, cette ligue serait entièrement dissoute.
Il faut donc diriger Paris sur la Vendée; il faut que les hommes requis dans cette ville pour former le camp de réserve, se portent sur la Vendée. Cette mesure prise, les rebelles se dissiperont ; et, comme les Autrichiens, commenceront à se retrancher eux-mêmes, comme eux-mêmes à cette heure sont en quelque sorte assiégés. Si le foyer des discor-
des civiles est éteint, on nous demandera la paix, et nous la ferons honorablement.
Je demande que la Convention nationale décrète que sur les forces additionnelles au recrutement voté par les départements, 20,000 hommes seront portés par le ministre de la guerre sur les départements de la Vendée, de la Mayenne et de la Loire.