‹ Œuvres de Danton, recueillies et annotéesChapitre 22 sur 40 · SUR LA LIBERTÉ DES CULTES · texte numérisé non relu

SUR LA LIBERTÉ DES CULTES

convention. — Séance du 19 avril 1793.

Rien ne doit plua DOU3 faire préjuger le-^atut de la patrie q«*4^4i»^>osUief^««ttrdie^NTJlls avons paru divisés entre nous, mais au moment -où notre- nous occupons du bonheur dea-Jiommes, nous sommes d'accord. (¥4fs applav ments.j Vergniaud vient de vous dire de bien grandes et d'éternelles vérités. L'Assemblée constituante, embarrassée par un roi, par les préjugés qui enchaînaient encore la nation, par l'intolérance qui s'était établie, n'a pu heurter de front les principes reçus, et a fait encore beaucoup pour la liberté en consacrant celui de la tolérance. Aujourd'hui le terrain de la liberté est déblayé, nous devons au peuple français de donner à son gouvernement des bases éternelles et pures! Ouil nous leur dirons : Français, vous avez la liberté d'adorer la divinité qui vous parait digne de vos hommages, la liberté de culte que vos lois peuvent avoir pour Objet ne peut être que la liberté de la réunion des individus assemblés pour rendre, à leur manière, hommage à la divinité. Dm telle liberté ne peut être atteinte que pu &

Dentaire* et de police; or, sans doute, vous ne voudrez pas insérer (Unis une déclaration des droits une loi : mentaire. Le droit de la liberté du culte, droit

lois qui, en harmonie avec les principes, n'auront pour but qi. aranlir. La raison humaine no

peut rétrograder; dooi sommes trop avancés pour que le

peuple puisse croire n'avoir pas la liberté de son culte, parce qu'il ne verra pas le principe de cette liberté gravé sur la table de vos lois.

Si la superstition semble encore avoir quelque part aux mouvements qui agitent laRépublique, c'est que lapolitique de nos ennemis l'a toujours employée ; mais regardez que partout le peuple, dégagé des impulsions de la malveillance, reconnaît que quiconque veut s'interposer entre lui et la divinité, est un imposteur. Partout on a demandé la déportation des prêtres fanatiques et rebelles. Gardez-vous de mal présumer de la raison nationale ; gardez-vous d'insérer un article qui contiendrait cette présomption injuste; en passant à l'ordre du jour, adoptez une espèce de question préalable sur les prêtres, qui vous honore aux yeux de vos concitoyens et de la postérité.

Page 1