‹ Œuvres de Delille (volume 3)Chapitre 13 sur 89 · ADRESSÉE A LEFRANC) DE POMPIGNAN · texte numérisé non relu

ADRESSÉE A LEFRANC) DE POMPIGNAN

De Thémis autrefois soutenant la balance, Des fragiles mortels tu pesais les destins ; Et le poids du crédit, celui de la puissance. Ne l'ont point fait pencher dans tes fidèles mains.

Vile adulation, ta lâche perfidie Trompe et séduit les grands avec dextérité ; Lefranc, ce fut toi seul de qui la voix hardie Osa faire a. ton roi parler la vérité, i

Du maître des humains tu nous peins la puissance : ^ Il parle, l'univers est sorti du chaos ; Les cieux ont sous ses mains courbé leur voûte immense , La terre au loin s'étend, la mer roule ses eaux.

Il commande, et soudain de i'un à l'autre pôle, Et la terre et les mers et les cieux confondus, Par lui créés d'un mot, au son de sa parole. Dans l'antique chaos tombent et ne sont plus.

i. En sa qualité de président de la cour des aides de Monlaui.'ciii, I.efianc avait défendu, avec aulaiil de courage que d'élo((ueucc, la rausc et les iutérèls du peuple auprès du roi. [Note (/es /•reccc/em Éi/iUiirs.)

Page 1