IMITATION DE SAPHO
Heureux celui qui près de toi soupire ; Qui sur lui seul attire ces beaux yeux, Ce doux accent et ce tendre sourire !
Il est égal aux dieux.
De veine en veine, une subtile flamme Court dans mon sein, sitôt que je te vois; Et, dans le trouble où s'égare mon ame, Je demeure sans voix.
Je n'entends plus; un voile est sur ma vue ; Je rêve, et tombe en de douces langueurs ; Et sans haleine, interdite, éperdue.
Je tremble, je me meurs.
I . Ces vers furent composés à la soUicilatioii de M. l'abbé l'arlhelcmy, qui pria l'auteur de suivre, dans cette traduction, la mesure des vers saphiques. — Voyez le Voyage d'Àiiacliarsis , rhap. m, et la uofe ir,
( Note des précédens éditeurs. )
LE RUISSEAU DE Lk MALMAISON ,