‹ Œuvres de Delille (volume 3)Chapitre 42 sur 89 · I. M. Parceval de Grandmaison, de l'Acadcmio française · texte numérisé non relu

I. M. Parceval de Grandmaison, de l'Acadcmio française

Rendait un son mélodieux ;

Vous, par un art plus merveilleux encore, De six chantres divins, astres brillans des arts, Poètes de Roland, d'Achille et des Césars, Dont le Pinde moderne, et le vieux temps s'honore,

Vous rassemblez tous les rayons épars, Et répétez les chants de leur lyre sonore. Poursuivez, heureux Grandmaison !

Vers la célébrité courez d'un vol agile.

Je m'en souviens, dans ma jeune saison. Des amis indulgens, du surnom de Virgile, Sur la trompeuse foi de la terminaison, Grâce à la consonnance, honorèrent Delille; Et j'étais fier alors de la comparaison. Le charme est dissipé : ce sobriquet sublime.

Je vous le rends ; je le dus à la rime. Vous le devez à la raison.

A M. LE COMTE BELOZOSRI.

Est-il bien vrai qu'au séjour des hivers De si brillantes fleurs sous vos mains sont écloses'.' L'esprit fait les climats, l'esprit dicta vos vers ;

Dans nos jardins vous répandez des roses. Brillant comme l'été, doux comme le printemps,

Des chevaliers vous vantez le courage.

Vous chantez la beauté, les exploits éclatans ;

Et, sage historien du temps, \ ous mesurez sa coiu'sc et bravez son outrage.

A M. DANLOUX,

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