‹ Œuvres de Delille (volume 3)Chapitre 79 sur 89 · I. Hélas! je n'ai poiut vu eu séjour euchaulé · texte numérisé non relu

I. Hélas! je n'ai poiut vu eu séjour euchaulé

Ces beaux lieux où Virgile a tant de fois chante' ; Mais j'en jure el Virgile , cl ses accords subliiuts , J'irai : de l'Âpcnniu je IVancbirai lus cimes; J'irai, i>lcia de son nom , plein de %ci vers sacrcî . Les lire aux mêmes lieux '{ui les ont inspirés.

Janltiis, cil. 11.

Mais j'en jure ctDelille et sa brillante lyre, Je verrai ce mortel que l'univers admire.

P..r madame de St...

RÉPONSE

Quel contraste frappant votre épitre rassemble ! Vos vers, mêlés aux. miens, sont pour moi des leçons; Et le même quatrain nous offre, unis ensemble. Les chicotins et les bonbons.

VERS

Adressés à M. Delille, dans un dîner.

Ce n'est point des Jardins le chantre harmonieux, Ce n'est point le rival des Miltons, des Virgiles, Que je chante en ces vers, qu'on pourrait faire mieux. Et qu'un peu plus de temps eût rendus plus faciles ; C'est le convive aimable et brillant de gaîté. Qui semble embarrassé de sa célébrité ; C'est cet esprit léger qui s'échappe en saillie. Qui captive toujours, et jamais n'humilie ;

Dont la douce simplicité, Naturelle en sa bouche, ainsi que l'harmonie. Forcerait l'envieux, de sa gloire irrité,

A lui pardonner son génie.

Laissons donc là ses droits à l'inimortalité :

Oui, Delille, aux lieux où vous êtes, Le plus charmant convive et le plus souhaité Fait toujours oublier le plus grand des poètes

CoRIOLIS.

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