‹ Œuvres de Delille (volume 3)Chapitre 80 sur 89 · A MADAME DE BOUFFLERS · texte numérisé non relu

A MADAME DE BOUFFLERS

Jadis j'ai chanté le jardin Du bon Adam ; je préfère le votre :

Tout fut perdu dans le premier Eden ;

Tout semble réparé dans l'autre.

I. Ces vers sonl postérieurs à la publieaîion de la traduclioii du Pnradis perdu. Delille avait déjà, en 1769, adressé des vers à madnmo de Bniiffler> sur ses jardins. Voir page 3oi.

A M. LESIJEUR,

Auteur de l'opéra des Bardes, qui m'avait annoncé l'iieunnix accouchement de sa femme.

Quand du vautour et du milan vorace L'hymen vient au printemps reproduire la race,

Avec horreur chaque oiseau voit leurs nids; Mais tout se réjouit dans toute la nature, Lorsqu'au retour de la verdure Le rossignol fait ses petits.

INSCRIPTION

Pour le tombeau de Bureau de La Malle.

Il n'est point tout entier dans la sombre demeure : Il renaît dans son fils : son épouse le pleure ; Des devoirs les plus saints son cœur s'est acquitté. Son talent rajeunit la docte antiquité : i Il soigna le malheur, secourut l'indigence , Sa vertu pour lui seul ignora l'indulgence. Le Parnasse lui dut ses plus chers nourrissons,

I. Il a traduit Tacite, Sallusle, et une grande partie de Tite-Live,

( Note (les précédentes éditions. )

La morale un modèle, et le goût des leçons. L'amitié le regrette, et la main du génie A jeté sur sa tombe un rayon de la vie. ^

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