‹ OEuvres de Descartes, publiées (volume 4)Chapitre 125 sur 241 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

soleil rend leurs extrémités si minces en passant }^^^ ^

* changent en

SOUS elles, qu'elle peut enfin passer aussi au-dessus, flammes , on

m r • 1 . au contraire

et les enfoncer sous soi ; au moyen de quoi, se les flammes trouvant engagée entre elles et la superficie du «"^ta^^*»®»ciel qui est tout proche , elle est contrainte de se mouvoir plus vite qu'à l'ordinaire : ainsi que les rivières sont plus rapides aux endroits où leur lit

étant fort étroit, il se trouve encore des bane^ de

sable qui s'élèvent presque à fleur d'eau , qu'en ceux où il est plus large et plus profond. Et de ce qu'elle se' meut plus vite , il est évident que la lumière y doit paroître plus vive qu'aux autres endroits de la superficie du soleil : ce qui s'accorde fort bien avec l'expérience, car on observe souvent de petites flammes qui succèdent aux taches qu'on avoit auparavant observées; mais on observe aussi quelquefois, au contraire, qu'il revient des taches aux endroits où ces petites flammes ont paru, ce qui arrive lorsque les taches qui avoient précédé ces flammes n'étant enfoncées que d'un côté dans la matière du soleil , la nouvelle matière des taches qu'il rejette continuellement hors de soi s'arrête et s'accumule contre elles de l'autre côté.

Au reste , lorsque ces taches se défont , les par- 99.

.• • n j» • *. M. M."^ Quelles sont

ties en quoi elles se divisent ne sont pas entière- {^^ ^^^^^ ^^ ment semblables à celles dont elles ont été compo- q^f^^ïi*»»^

*■ divisent.

sées,»roais quelques unes sont plus petites , et avec

cela plus massives ou solides , à cause que leurs pointes se sont rompues , et pour ce sujet elles passent facilement entre les parties du second élément pour aller vers les centres des tourbillons d'alentour; quelques autres sont encore plus petites, à savoir celles qui se font des pointes, rompues des précédentes, et celles-ci peuvent aussi passer de tous côtés vers le ciel, ou bien être repoussées vers le soleil, et servir à composer sa plus pure substance ; enfin , les autres demeurent plus grosses, parcequ'elles sont composées de plusieurs parties cannelées, ou autres, jointes ensemble , et celles-ci ne pouvant passer par les espaces triangulaires qui se trouvent autour des petites boules du second élément dans le ciel, entrent dans les places de quelques unes de ces boules, mais parcequ'elles ont des figures fort irrégulières et embarrassantes, elles ne les peuvent pas imiter en la vitesse de leur mouvement. loo. Et se joignant les unes aux autres sans aucune-

se f^rlûe ïïi^nt se presser , elles composent un corps fort espèce d'air ^^^^ Semblable à l'air qui est autour de la terre,

aatonr des ■■•

astits. au moins à celui qui est le plus pur au-dessus des nues; et ce corps rare, que j'appellerai air dorénavant, environne le soleil de tous côtés, s'étendant depuis sa superficie jusques vers la sphère de Mercure, et peut-être même plus loin. Mais encore qu'il reçoive sans cesse de nouvelles parties

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