‹ OEuvres de Descartes, publiées (volume 4)Chapitre 136 sur 241 · TROISIÈME PARTIE. â · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE. â

viron le point D, se meuvent chacun autour de son propre centre de D ^er'§ C, et que les trois autres GH , et le sixième N , qui esj sur eux , se meuvent aussi chacun autour de son ceutre d'E vers G; et enfin que le tourbillon G est tellement environné de ces six qu'il n'en touche aucuns, autres , et que son centre est également distant de tous leurs centres, et que T essieu autour duquel il se meut est en la ligne £D , au moye^ de quoi les mou. vements de ces sept tourbillons s'accordent fort bien; et quelque quantité de taches qu'il puisse y avoir autour de l'astre G, en sorte qu'il ne lui reste que peu ou point de force pour Éaire tourner avec soi la matière du tourbillon qui Tenvironne , il n'y a aucune raison pour laquelle les six autres tourbillons puissent chasser cet astre hors de sa place pendant qu'ils sont tous six égaux en force.

Mais afin de savoir en quelle façon il a pu nS. s'amasser fort grande quantité de taches autour ^n^Uessoti de lui, pensons que son tourbillon a été au corn- produites. mencement aussi grand que chacun des six autres qui l'environnent , et que cet astre étant composé de la matière du premier élément qui venoît en lui des trois tourbillons SFM par. son pôle D, et des ti'ois autres GHN par son autre pôle , et n'en ressortoit par son écliptique, qui étoit vis-à-vis des points R et L, que pour rentrer en ces mêmes

tourbillons , a été au^si fort grand , en sorte qu'il avoit la force de faire tourner avec soi toute la matière du ciel comprise en la circonférence 1,2, 3, /\^ et ainsi J^n comjïoser son tourbillon. Mais que l'inégalité et incommensurabilité des figures et girandeurs qu'ont les autres parties de l'univers, n'ayant pu permettre quç les forces de ces sept tourbillons soient toujours demeurées égales, comme nous supposons qu'elles ont été au commencement, lorsqu'il est arrivé que le tourbillon C a eu tant soit peu moins de force que ses voisins, il y a eu quelque partie de sa matière qui a passé en eux, et cela s'est fait avec impétuosité, en sorte qu'il en est plus passé que la différence qui étoit entre sa force et la leur ne requéroit ; c'est pourquoi il a dû repasser en lui un peu après quelque partie de la matière des autres , et ainsi par intervalles en passer derechef de lui en eux , et d'eux en lui plusieurs fois. Et parcequ'à chaque fois (|u'il est ainsi sorti de lui quelque matière son astre s'^t dû, couvrir d'une nouvelle écorcç de taches, en la façon ci-dessus expliquée , "ses forces se sont diminuées de plus en plus , ce qui a été cause qu'il est à chaque fois sorti de liii un peu plus de matière qu'il n'y en est rentré , jùsques à ce qu'enfin il est devenu fort petit , ou même qu'il n'est rien du tout resté de lui, excepté l'astre qu'il avoit en son centre ; lequel astre étant enveloppé de plusieurs ta-

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