‹ OEuvres de Descartes, publiées (volume 4)Chapitre 146 sur 241 · TROISIÈME PARTIE. 3 I · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE. 3 I

Après avoir bien compris les raisons de tout ï^^-

1 11 ' > 1 Explication

ceci, il est aisé de les approprier à la matière du des causes qui del, dont toutes les petites parties sont rondes leTqiwiirsdes comme ces boules ; car , encore qu^il i}i'y ait aucun comètes. lieu où ces parties du ciel soient fort notablement plus grosses que celles qui les suivent immédiatement , ainsi que ces boules sont ici représentées en la ligne ÇH , toutefois , à cause qu'elles vont en diminuant peu à peu defftiis la sphère dé Saturne jusques au soleil, ainsi qu'il a été: dit ci-dessus, et que ces diminutions se font suivant des cercles tels que celui qui est ici représenté par cette ligne CH , on peut aisément se persuader qu'il n'y a pas. moins de différence entre celles qu isont qu-dessus 46 Saturne et celles qui sont vers la terre , qu'il y a entre les plus grosses et les plus petites de ces Jx)ules; et qUe par conséquent les rayons de la lumière n'y doivent pas moins être détournés que ' ceux de l'action dont je viens de parler , sans qu'il y .ait d'autre diversité, sinon qu'au lieu que les jayons de cette acticm se détournent beaucoup en un endroit et point ailleurs, ceux de la lumière ne se détournent que peu à peu, à mesure que lesparties du ciel par où ils passent vont en diminuant : par exemple, si S est le soleil, 2,3,4 jS, *^ cercle que la terre décrit chaque année y prenant son cours, suivant l'ordre des chiffres â,3y!f, et DEFGH, la sphère qui marque l'endroit où les

3i2 LES PRINCIPES DE LA PHILOSOPHIE.

parties du ciel cessent d'être égales et vont en diminuant jusques au soleil ( laquelle sphère j'ai dit ci-dessus n'être pas entièrement régulière, mais beaucoup plus plate vers les pôles que vers l'écliptique ) , et que C soit une comète située audessus de Saturne en notre ciel , il faut penser que les rayons du soleil qui vont vers cette comète sont tellement renvoyés par elle vers la sphère DEFGH * , que la plupartfde ceux qui rencontrent cette sphère à angles droits au point F passent outre en ligne droite vers 3 , mais que les autres se détournent quelque peu tout autour de la ligne F3 , comme vers 2 et vers 4 ; et que la plupart de ceux qui la rencontrent obliquement au point G passent aussi en ligne droite vers 4 > ^t que les autres se détournent, non pas également tout autour , mais beaucoup plus vers 3 , c'est-à-dire vers le centre de la sphère , que vers l'autre côté ; et que la plupart de ceux qui la rencontrent au point H , passant outre en ligne droite, ne parviennent point jusques au cercle 2,3,4,5 , mais que les autres qui se détournent vers le centre de la sphère •y parviennent ; et , enfin , que ceux qui rencontrent cette sphère en d'autres lieux , comme vers E ou veys D , pénètrent au dedans en même façon , partie en lignes droites, et partie en se détournant. Ensuite de quoi il est évident que si la terre est en

» "Voyez planche VI , figure i ,

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