En quoi nous devons premièrement recevoir le
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siste la nature témoignage, uc uos sens , puisque ces qualités se
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rapportent à eux : or ils ne nous enseignent en *» ««i» ceci autre chose, sinon que les parties des corps Jiqmdes. liquides cèdent si aisément leur place qu'elles ne font point de résistance à nos mains lorsqu'elles lés rencontrent ; et qu'au contraire les parties des corps durs sont tellement jointes les unes aux autres qu'elles ne peuvent être séparées sans une force qui rompe cette liaison qui est entre elles. £nsuite de quoi si nous examinons quelle peut être la cause pourquoi certains corps cèdent leur place sans faire de résistance, et pourquoi les autres ne Ja cèdent pas de même , nous n'en trou- . vons point d'autre , sinon que les corps qui sont déjà en action pour se mouvoir n'empêchent point que les lieux qu'ils sont disposés à cpiitter d'eux* mêmes ne scient occupés par d'autres corps ; mais que ceux qui sont en repos ne peuvent être chassés de leur place sans quelque force qui vienne d'ailleurs , afin de causer en eux ce changement. D'où il suit qu'un corps est Uquide lorsqu'il est divisé en plusieurs petites parties qui se meuvent séparément les imes des autres en plusieurs façons différ^ites , et qu'il est dur lorsque toutes ses parties s'entre • toudient sans être en action pour s'é- ^ loi^er l'une de l'autre.
" Et je ne crois pas qu'on puisse imaginer aucun q„,m^'» ciment plus propre à joindre ensemble les par-» nenquijoi-
j gne les parties
ties des coi*ps durs que leur propre repos. Car de» corps
1 68 LES PRIlNfCIPES DE LA. PHILOSOPHIE.
durs, sinon Je quelle nature pourroît-il être? il ne sera pas
quelles sont ' '
en repos au unc chose qui subsiste de soi - même ; car toutes '^drrautre* ces petites parties étant des substances, pour quelle raison seroient-elles plutôt unifes par d'autres substances que pap elles*mêmes ? il ne sera pas aussi une qualité différente du repos, parcequ'il n*y a aucune qualité plus contraire au mouvement qui pourroit séparer ces parties que le repos qui est en elles; mais, outre les substances et leurs qualités, nous ne connoissons point qu'il y ait d'au»tres genres de choses. ,