‹ OEuvres de Descartes, publiées (volume 5)Chapitre 19 sur 59 · Bien que les sens n'y aperçdivent ni mol · texte numérisé non relu

Bien que les sens n'y aperçdivent ni mol

Il es%^ certain , ou que le corps sera dur ou mou, etc., à nos nerfs, tels qu'ils sont aujourd'hui, ou dtt moins à ceux que Dieu pourroit lui proportiottbei*, comme nous avons dit ci-dessus; ce qui

suffit , cpiand .même Dieu n'en feroit jamais de pa-

reils; connue les parties qui sont au centre de la terre sont visibles par elles-mêmes, quoiqu'elles ne doivent jamais paroître à la lumière de soleil, et que jamais personne n'y descende avec un flambeau.

5. « Est seulement comme la faculté de rire dans » l'homme , le proprium quarto modo de logique. »

Si la raison conyenoit aussi aux autres ajiimaux, il seroit mieux de définir rhomme un aulmel ri^îble qu'un animal raisonnable; mais personne n'a encore démontré que la faculté d'être touché, ou l'impénétrabilité, soient des propriétés qui conviennent à la substance étendue, quoique tous les philosophes avouent avec raison qu'elles sont leis propriétés du corps. Je puis bien à la vérité concevoir une substance étendue, qui ne soit en aucune façon tactile ou impénétrable ; donc la faculté d'être touché, où l'impénétrabilité, ne suivent pas immédiatement la substance étendue en tant qu'elle est étendue. « .

6. «Mais je nie qu'en Dieu il y ait une véritable » étendue , etc. » .

Par véritable étendue , vous entendez celle qui est accompagnée de la faculté d'être touché et de l'impénétrabilité. Je, conviens avec vous qu'elle ne se trouve pas en Dieu , dans un ange » et dânstl'âttte , . qui sont dépouillés de matière; mais je soutiens qu'il se trouve dans les anges et dans les âmes une

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étendue aussi véritable , quoique moius connue du | vulgaire de l'école ; que cette étendue a ses ternies comme sa figure sujette à varier suivant la volonté ; de l'ange ou de Tâme , et que nos âmes et les anges ! peuvent se resserrer ou s'étendre en conservant toujours néanmoins leur même substance. "^

y. « Que toute idée de pure intellection vient

* des images sensibles , etc. »

Je me seqs quelque penchant pour cet axiome d'Aristote , il rCy a rien dans l'intellect qui nait passé par les sens; mais là-dessus que chacun consulte les forces de son esprit.

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