‹ OEuvres de Descartes, publiées (volume 5)Chapitre 20 sur 59 · En sorte que l'imagination peut en trans · texte numérisé non relu

En sorte que l'imagination peut en trans

• férer Tune à la place de l'autre. »

C'est ce que mon imagination ne peut faire ni concevoir dans un tel transport., que les parties de l'espace vide n'absorbent les autres, qu'elles ne tombent les unes dans les autres , et qu'elles ne se pénètrent mutuellement.

a. « ^n quoi je n'ai pas fait difficulté de m'é- «Wigner du sentiment de ces grands hommes, 9 Ëpicure , Démocrite , etc. »

Je ne doute point que vous n'ayez toutes les raisons du inonde de le faire ; car je vous regarde bien au-dessus, non seulement de tous ces philosoT

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phes y mais encore de tous ceux qui oat expliqué }es secrets de la nature.

5. « On ne sauroît nier que tout espace ne ^oit » rempli de quelque substance. »

Je l'ai accordé popr le l»ien de la paix j mais J6 n'en ai pa$ une idée bien claire; car si Dieu anéan* tissoit Tunivers, et qu'il en créât un autre de rien long-temps après , cet inter-moiide ou cette privation du monde auroit sa durée , dont la mesure seroît un certain nombre de joiirs, d'années, ou de siècles. Il y a donc la durée d'une chose qui n'existe point , laquelle durée est une espèce d'extension ; et pa^: conséquent l'étendue du néant , c'est-à-dire du vide, peut être mesurée par aunes ou par lieues, comme la durée de ce qui n'existe point peut être mesurée dans son inexistence par heures, par jours et par mois. Mais je vous passe , sans y être néanmoins forcée qu'en tout espace il y a quelque substance; je ne la ferai pas néanmoins corporelle, puisque l'extension ou la présence divine peut être le sujet de ce qui peut être mesuré : je dirai , par exemple , que la présence ou l'extension divine occupe une ou deux lieues dslfis' un tel ou tel vide , sans qu'il s'ensuive que Dieu soit corporel , comme nous avons dit cîi-dessus dans l'instance cinquième. Mais nous ti^aiteronir ailleur;» cette question.

4. « Je dis qu il implique cootradictîon qu'une » telle étendue , etc. »

Je demanderois ici volontiers s'il est nécessaire^ ou qu'il y ait une étendue telle que vous la concevez dans le corps , ou qu'il n'y en ait aucune. En second lieu , puisque vous convenez qu'il y a d'autres choses que le corps qui sont étendues à leur manière , cette étendue d'analogie ou de rap-* port, comme vous l'appelez, ne peut-elle pas tenir la place de l'étendue corporelle, sans que cela implique contradiction, surtout cette extension d'analogie ayant tant de rapport à la véritable étendue, qu'elle est capable d'être mesurée, et qu'elle remplit un certain nombre de pieds ou d'aunes ?

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