SUR UN CERTAIN PLACARD
IMPRIMA AUX PATS- BAS VbKS liA VUf DE l'aNITÉS 1647.
. H m'a été mis depuis peu de jours deux livrets entre les mains, dans l'un desquels on s'attaque
ouvertement et directement à moi, et dans Fautre on ne s'y attaque que.couvertement et indirectement. Pour le premier', je ne m'en tourmente pas beaucoup : au contraire , je rends gràees à son auteur de ce que , ne l'ayant rempli que d'inutiles cavillations, et de calomnies si noires qu'elles ne pourront être crues de personne, il montre par là clairement qu'il n'a pu rien trouver en mes écrits qu'il pût justement reprendre; et ainsi il en confirme mieux la vérité que s'il les avoit publiqueinent loués , et cela aux d^ens de «a réputation. . Pour l'autre , je m'en mets davantage en peine ; car , bien qu'il ne contienne rien qui s'adresse ouvertement à moi , et qu'il paroisse sans aucun nom , ni de l'auteur ni de l'imprimeur , toutefois, pourcequ'il contient des opinions que je juge être très pernicieuses et très feusses, et qu'il a, été imprimé en forme de placard, afin quil pût être commodément affiché aux portes des temples, et ainsi qu'il fût exposé à la vue de tout le monde ; et aussi pourceque j'ai appris qu'il a déjà été une autre fois imprimé en une autre forme, sous le nom d'im certain personnage qui s'en dit l'auteur % que la plupart estiment n'enseigner point d'autres opinions que les miennes; je me trouve obligé d'en découvrir les erreurs , de peur qu'elles ne me soient
> « Intitulé f CoHsideratio Reviana , composé par Revins , théologieB de Leyde. »
imputées par ceux q[ui , n'ayant pas lu mes écrits, pourront par hasard jétw tes yeux siu* de telles affîcbes.
Voici maint^oant le placard , tel qu'il a paru la dernière fois.