UT INTRODUCTION
traire, on reiiQpgaU a aa raisoa et à Texpérieoce plutôt gu*à la foi pérlpatdlicîenne. Cepeûdant le parti de Tautorilé tombait chaque jour, et aa oaq^e était perdue à jamais. Le Diseourt de la Méthode^ écrit en langue vulgaire, accessible h tous, et renfermé tout entier dans le scepticisme méibodiqqe et le A penHy dûoeje mt^ avait opéré ce grand prodige. H avuit mis dans le monde une lumière qui ne se pouvait plus éteindre, et accompli une de ces révolutions immenses, nécessaires, dont iea résultats vont toujours croissant, parce qu'elles ouvrent à l'esprit une voie nouvelle, et le mettent en possession d'une de ces vérités qu'on ne peut, quand on les possède, abandonner sans périr»
Le triomphe du rationalisme ne fut pas aussi grand, mais il le ùit autant qu'il pouvait l'être* Descartes eut le bonheur de rencontrer deux adversaires puissants, Gassendi et Hobbes, l'un le plus érudit et le plus habile, l'autre le plus radical et le plus conséquent des sensuaUstes, Il caractérisa si nettÇi» ment la spirituaHté de Tàme que le corps devint douteux, non Tesprit, et que ce fut comme un problème pour quelquesuns de ses successeurs de savoir si le corps Stait matériel. 11 ne reste rien à foiire après Descartes pour la séparation de l'Ame et du corps : l'autûrité de la conscience distincte et séparée de la perception sensible, et mise au-dessus d'elle \ les idées innées considérées comme le fond même et la partie positive de toutes nos conceptions, telle est en effet la base suffisante, complète, du spiritualisme ci du rationalisme. Quant à l'objection de savoir si nos idées innées ont une réalité objective, DescarU» prenait ce point comme démontré ))ar la seule considération de leur nature; et de là l'importance toute spéciale qu'il donne à sa démonstration de l'existenoo de Dieu par la simple conception de son essence. Les cartésiens comprenaient que l'on pAt discuter sur la réalité objective des id^es factices, parce que te moi en possède la réalité éminente ^ mais ils n^admettaieot pas de doute sur
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1« véaUhà objoclive des idées innéeB, parce que leur objet a la réalité éininente du moi. Il faut voir comment Spinoza traite par avance le rationalisme eubjectif de Kant, qu'il appelle upe maladie et non un système *« C'est donc un ra« tionalisme complet que constitue Fécple de Descartes \ c'est la conscience percevant le je suis dans le je pense^ c'est-àdire découvrant iipmédiatement l'être sous le phénomène; c'est la raison fournissant à Tbomaie, naturellement, et par celi seul qu'il pep^e, c'est-à-dire qu'il est un esprit, des idées positives, complètes, nécessaires, et prouvant par le fait seul de leur existence la réalité de leur objet.
Il n'en est pas de même des doctrines qui restèrent propres à l'école, et qui embrassent toute la théorie de la cause, et en général la science des rapports. Descartes, dans cette partie de la philosophie, laissa deui^ réformes à faire, aujourd'hui commencées et non accoipplies ; l'une dans le monde matériel et dans la théorie métaphysique de la force, par Leibniz; l'autre dans la physiologie et dans l'étude de la vie animale, parStahl.
Soit qu'on envisage la psychologie ou la physique générale de Pescarlea, on y trouve la même faute. Quand il construit la science et qu'il la commence par les idées et par les sources de nos idées^, il fait dépendre avec raison la connaissance de la substance àe la connaissance des phénomènes, et considère comme pn critérium sufQsant de la connaissance l'évidence des perceptions, et comme critérium de la distinction même réelle, la simple conception de la séparation ou réelle ou modale : il en conclut que les modes perçus par la conscience, c'est-à-dire indépendamment des sens et de leurs objets, existent dans une autre substance que celle dont les
> Voyei auBii, dsna ce volume, U répoose de Départes à eeMf ubJecUûD 4i| P. Pourdin, que « du connaître à Tétre l|i conséquence n'est p^s bonne.»