‹ Œuvres de Descartes (volume 2)Chapitre 109 sur 293 · ARTICLE CXI · texte numérisé non relu

ARTICLE CXI

Au désir.

Enfin, tous les premiers désirs que l’âme peut avoir eus lorsqu’elle étoit nouvellement jointe au corps, ont été de recevoir les choses qui lui étoient convenables , et de repousser celles qui lui étoient nuisibles ; et c’a été pour ces mêmes effets que les esprits ont commencé dès lors à mouvoir tous les muscles et tous les organes des sens , en toutes les façons qu’ils -les peuvent mouvoir; ce qui est cause que maintenant, lorsque l’âme désire quelque chose, tout le corps devient plus agile et plus disposé à se mouvoir qu’il n’a coutume d’être sans cela. Et lorsqu’il arrive d’ailleurs que le corps est ainsi disposé , cela rend les désirs de l’âme plus forts et plus ardents.

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