‹ Œuvres de Descartes (volume 2)Chapitre 112 sur 293 · ARTICLE CXIV · texte numérisé non relu

ARTICLE CXIV

Des changements de conleur.

On ne peut pas si facilement s’empêcher de rougir ou de pâlir lorsque quelque passion y dispose, pourceque ces changements ne dépendent pas des nerfs et des muscles , ainsi que les précédents , et qu’ils viennent plus immédiatement du cœur, lequel on peut nommer la source des passions , en tant qu’il prépare le sang et les esprits à les produire. Or il est certain que la couleur du visage ne vient que du sang, lequel coulant continuellement du cœur par les artères en toutes les veines , et de toutes les veines dans le cœur, colore plus ou moins le visage, selon qu’il remplit plus ou moins les petites veines qui sont vers sa superficie.

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