‹ Œuvres de Descartes (volume 2)Chapitre 122 sur 293 · ARTICLE C X X VI · texte numérisé non relu

ARTICLE C X X VI

(Joëlle* sont scs principales causes.

Et je ne puis remarquer que deux causes qui lassent ainsi enfler subitement le poumon. La première est la surprise de l’admiration, laquelle, étant jointe à la joie , peut ouvrir si promptement les orifices du cœur qu’une grande abondance de sang, entrant tout-à-coup en son côté droit par la veiné cave , s’y raréfie , et, passant de là par la veine arlérieuse, enfle le poumon. L’autre est le mélange de quelque liqueur qui augmente la raréfaction du sang, et je n’en trouve point de propre à cela que la plus coulante partie de celui qui vient de la rate, laquelle partie du sang étant poussée vers le cœur par quelque légère émotion de haine, aidée par la surprise de l’admiration , et s’y mêlant avec le sang qui vient des autres endroits du corps, lequel la joie y fait entrer en abondance , peut faire que ce sang s’y dilate beaucoup plus que l’ordinaire; en même façon qu’on voit quantité d’autres liqueurs s’enfler toul-à-coup étant sur le feu lorsqu’on jette tin peu de vinaigre dans le vaisseau où elles sont;

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