ARTICLE CXXXVII
De l’osige des cinq passions ici expliquées , en tant qu’elles se rapportent
au corps.
Après avoir donné les définitions de l’amour, de là haine, du désir, de la joie, de la tristesse, et traité de tous les mouvements corporels qui les causent ou accompagnent , nous n’avons plus ici à considérer que leur usage. Touchant quoi il est à remarquer que, selon l’institution de la nature, elles se rapportent toutes au corps, et ne sont données à l’âme qu’en tant qu’elle est jointe avec lui : en sorte que leur usage naturel est d’inciter l’âme à consentir et contribuer aux actions qui peuvent servir à conserver le corps , ou à le rendre en quelque façon plus parfait; et en ce sens, la tristesse et la joie sont les deux premières qui sont employées. Car