DU MOUVEMENT DU COCUE ET DU SANG
On 11e peut douter qu’il n’y ait de la chaleur • s. dans le cœur, car on la peut sentir même de la Q'*’11 y a ,l<' main qj||nd on ouvre le corps de quelque animal duuiecœui , vivant ; et il n’est pas besoin d’imaginer que cette quelle nature chaleur soit d’autre nature qu’est généralement cllc P,t toute celle qui est causée par le mélange de quelque liqueur ou de quelque levain, qui fait que le corps où elle est se dilate.
Mais poureeque la dilatation du sarig , que cause 9. cette chaleur, est le premier et le principal ressort de toute notre machine, je voudrois que ceux qui cœurn’ont jamais étudié l’anatomie prissent la peine de v
voir le cœur de quelque animal terrestre assez gros ( car ils sont tous à peu près semblables à celui de l’homme ) ,• et qu’ayant premièrement coupé la pointe de ce cœur, ils prissent garde qu’il y a au dedans comme deux cavernes ou concavités qui peuvent contenir beaucoup de sang. Après cela , s’ils mettent les doigts dans ces concavités pour y chercher, vers la base du cœur /les ouvertures par où elles peuvent recevoir du sang ou bien se
/|38 liE LA FOlî.HlATION DU FOETUS, décharger de celui qu’elles contiennent , ils en trouveront deux fort grandes en chacune ; à savoir, dans la cavité droite il y a une ouverture qui conduira le doigt dans la veine cave, et une autre qui le conduira dans la veine artérieuse; puis, s’ils coupent la chair du cœur le long de cette cavité jusques à ces deux ouvertures, ils trouveront trois petites peaux ( nommées communément les valvules) à l’entrée de la veine cave, qui $pnt telle-
est ^mgjé et désenflé (comme il est toujours dans les animaux qui sont morts), elles n’empêchent aucunement que le sang de cette veine ne descende dans cette cavité ; mais que si le cœur vient à s’enfler et à se raccourcir, étant contraint à cela par l’abondance et la dilatation du sang qu’il contient, ces trois peaux se doivent rehausser, et fermer tellement l’entrée de la veine cave qu’il ne puisse plus descendre de sang par elle dans le cœur.
On trouvera aussi trois petites peaux ou valvules à l’entrée de la veine artérieuse qui sont tout autrement disposées que celles de la veine cave, en sorte qu’elles empêchent que le sang que contient cette veine artérieuse ne puisse descendre dans le cœur, mais que s’il y en a dans la cavité droite du cœur qui tende à en sortir elles ne l’en empêchent aucunement.
En même façon , si on met le doigt dans la ca-
ment disposées que lorsque le cœur
vite gauche, on y trouvera deux ouvertures vers sa base, qui conduisent, lune 'dans l’artère veineuse, et l’autre dans la grande artère; et, en ouvrant toute cette cavité , on verra deux valvules , à l’entrée de l’artère veineuse, qui sont entièrement semblable^ à celles de la veine cave, et sont disposées en meme façon , sans qu’il y ait autre différence sinon que l’artère* veineuse, étant pressée d’un côté par la grande artère, et de l’autre par la veine artérieuse , a son ouverture oblongue ; ce qui fait que deux telles petites peaux suffisent pour la fermer, au lieu qu’il en faut trois pour fermer l’entrée de la veine cave.
On verra aussi trois autres valvules à l’entrée de la grande artère qui ne diffèrent en rien de celles qui sont à l’entrée deJa veine artérieuse ; en sorte quelles n’empêchent point que^e sang qui est dans la cavité gauche du cœur monte dans cette grande artère, mais elles l’empêchent de redescendre de cette artère dans le cœur.
. Et on pourra remarquer que i ces deux vaisseaux , à savoir la veine artérieuse et la grande artère, sont composés de peaux beaucoup plus dures et plus épaisses que ne sont la veine cave et l’artère veineuse ; ce qui montre que ces deux-ci ont tout un autre usage que les deux autres , et que celle qu’on nomme l’artère veineuse est véritablement une veine , comme au contraire celle qu’on