Je ne vois rien de plus ici à remarquer , sinon
Comment ,
s’ost forme le la peau quon nomme le péricarde, qui enveloppe efmute» les ^ cœur- Mai s parceque la cause qui produit ce aunes peaux, péricarde n’est pas différente de celle qui forme
membranes / r 1
et superficies toutes les autres peaux ou membranes , et générau ps lement toutes les superficies qui distinguent les diverses parties des animaux , il me sera plus aisé de parler de toutes en même temps.
Il y a des superficies qui se forment d’abord avec le corps qu’elles terminent, et d’autres qui se forment après , à cause que ce corps est séparé de quelque autre, dont il étoit auparavant une partie. Du premier genre est la superficie extérieure de la peau qu’on nomme l 'arrière-faix , qui enveloppe les enfants avant qu’ils soient nés ; comme aussi les superficies du poumon , du foie , de la rate , des rognons , et de toutes les glandes. Mais celles du cœur , du péricarde , de tous les muscles, et même de toute la peau de nos corps, sont du second.
Ce qui fait que les premières se forment, est que lorsqu’un corps , qui n’est pas liquide , est produit de ce que les petites parties de quelque liqueur se joignent ensemble , ainsi que sont tous ceux que j’ai nommés , il faut nécessairement que quelques unes de ses parties soient extérieures aux
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autres , et ces extérieures ne peuvent manquer de s’arranger d’autre façon que les intérieures, à cause qu’elles touchent un corps qui est d’autre nature (c’est-à-dire dont les petites parties sont d’autre figure, ou s’arrangent, ou se meuvent d’autre façon ) que celui quelles composent ; car si cela netoit, elles se mêleroient les unes avec les autres , et il ne se feroit point de superficie qui distinguât ces deux corps.
Ainsi , au commencement que la semence s’assemble, celles de ses parties qui touchent la matrice, et aussi quelques autres qui en sont fort proches, sont contraintes, par cet attouchement, de se tourner, de s’arrange*, et de se joindre d’autre façon que ne se tournent , ou s’arrangent, ou se joignent celles qui en sont plus éloignées : au moyen de quoi ces parties de la semence, plus voisines de |a matrice , commencent à former la peau qui doit envelopper tout le fruit; mais elle ne s’achève que quelque temps après, lorsque toutes les parties intérieures de la semence ayant déjà été chassées vers le cœur par les artères et par les veines qui se mettent en leur place; enfin ces artères et ces veines vont aussi vers les exté- Heures , qui s’écoulent par les veines vers le cœur , à mesure que les artères s’avancent, et produisent plusieurs petits filets , dont le tissu compose cette
peau.
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Pour les superficies qui se forment de ce qu’un corps est divisé en deux autres , elles ne peuvent avoir d’autre cause que celle de cette division ; et généralement toutes les divisions sont causées par cela seul qu’une partie du corps qui se divise est portée à se mouvoir vers quelque côté , pendant que l’autre partie qui lui est jointe est retenue ou portée à se mouvoir vers un autre ; car il n’y a que cela qui puisse les séparer.
Ainsi les parties de la semence qui composoient au commencement le cœur étoient jointes à celles qui composoient le péricarde et les côtes, en sorte que le tout ne faisoit qu’un seul corps; mais la dilatatîon du sang dans les concavités du cœur a mu la matière qui environnoit ces concavités d’autre façon que celle qui en étoit un peu éloignée ; et au même temps les esprits animaux qui descendent du cerveau par l’épine du dos vers les côtes ont mû aussi d’autre façon la matière qui étoit vers les côtes ; au moyen de quoi celle qui étoit entre deux , ne pouvant ensemble obéir à ces » deux divers mouvements , a commencé peu à peu à se déjoindre des côtes et du cœur , et ainsi a commencé à former le péricarde ; ^puis , à mesure que les parties de la semence qui le composoient se sont écoulées vers le cœur, les artères des divers lieux par où elles passoient ont envoyé de petits filets en leur place, lesquels se joignant les
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uns aux autres ont formé la peau dont il est fait. Puis ce qui a rendu cette peau assez dure , c’est que d’un côté plusieurs des parties du sang qui se dilatoit dans le cœur ont pénétré tout au travers de sa chair, et se sont assemblées entre lui et le péricarde , sans pouvoir passer plus outre , use que de l’autre côté il est sorti aussi plusieurs vapeurs du sang contenu dans les poumons , à me- . sure qu’ils ont commencé à croître , lesquelles se sont assemblées entre le même péricarde et les côtes ; et ainsi ces vapeurs , le pressant de part et d’autre , ont rendu ses fibres assez dures , et sont cause qu’il y a toujours quelque espace entre lui et le cœur qui n’est rempb que de ces vapeurs , une partie desquelles y est condensée en forme d’eau , et l’autre y demeure en forme d’air.
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