II. « En la page 4 ? etc
Réponse.' En ce que j’ai dit ici que la lumière passe vers nos yeux par l’entremise de l’air ou des autres cprps transparents , on doit entendre par ces corps ce que je nomme bientôt après la matière subtile qui est dans leurs pores.
Ainsi quelorsqu’on dit que quelqu’un se mouille les cheveux d’une éponge, ou qu’il se lave avec une serviette, on enteiîd parler de la liqueur dont a été mouillée cette serviette ou cette oqionge, et non de leur propre matière, ou forme, ou sub-
LETTRES
stance ; en quôi toutefois on ne peut pas m’accuser d’avoir parlé -iihproprement. Car, outre que j’ai dit, en la page tp i, que tout corps invisible et impalpable se nomme air (à savoir en sa plus ample signification ), il faut remarquer que le passage que vous citez est tout au commencement ' du livre, page 4 , en un lieti où je n’avois encore eu aucune occasion de nommer la matière subtile, ni aucun besoin de la distinguer de l’air pt des autres corps transparents qui la contiennent, et qui, en effet, ne sont transparents qu’à cause qu’ils fa contiennent. Et, dans le même disçours , avant de parler d’aucune autre chose, j’ai expressément averti , page 6, qu’il y avoit grande différence entre le bâton d’un aveugle et l’air, ou les autres corps transparents, par l’entremise desquels nous voyons, et qu’ensuite, en la même page 6, ligne* i fi. j’ai expliqué ce que j’entendois par la matière subtile.