LETTRES
• “ • à la hauteur du crépuscule , es 5 t plus dens^que la
supérieure , tant à cause des esprits ef \ppèurs qui
s’élèvent du globe terrestre et se condepsent en
cette région , qu’à cause que le plus crasse <fe
chagde élément s’efface et subside toujours en bas ;
d’où vient que (jette région cause les réfractions
des astres, et réfléchit la lumière du soleil au èré- » • ■% # , •' pustule ; ^ fe mêine que les chimistes, avec le seul
tartre calciné, et par d’autres voies, cqrporifient
ou rendent sensible 'cet air, et en tarent une liqueur
visible, qu’ils nomment esprit univefc$l. Et peut-
être , est-il arrivé quelque chose de semblable à
celui que vous dites avoir vu do l’air opaque dans
un tuyau. Et vous savez aussi que c’est le propre de
la chaleur de rajcéfier et faire bouillir l’eau : or l’air • •
est encore bien plus susceptible de raréfaction et d’ébullition que n’est l’eau ; c’est pourquoi le soleil par sa chaleur raréfie et fait bouillir l’air , et cette ébullition ou mouvement paroit en la basse région ,de l’air, principalement en été, à cause qu’elle est plus (Lensc ,* ainsi même que l’on peut observer sur lqp charbons qui ne jetteront ni flamme ni fumée. Mais cela ne paroissant qu’en présence de la lumière, j’ai pensé', et peut-êlfe t avec raison , que ce mouvement de l’air en présence de la lumière avoit donné Ueu à vos conceptions de la matière subtile. Quoi qu’il en sqit, je finis mes ^objections, jusques à ce que votïe-Fhysique soit en lu-
•LETTRES
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mière , et cependant je veux demeurer à perpétui té.
Relisant la présente réporlse, j’ai vu qu’il étoit besoin d’y Ajouter encore ce qui sifit, afin que vous y prenez garde. *
'XIII. IJu premier ordre.
Vous voulez que vos boules de la page 258 des •
Météores soient des boules de bois ou autre ma-
tière , et non i^es boules de votre matière subtile ? comme tout le monde le croira vous n’y pourvoyez ; et pour fotre raison , vous dites que vous avez vbulu donner à entendre votre conception par*quel||pe chose de plus sensible que ne soqt les boules de la matière subtile , et ainsi soumettre vos râisons au jugement de l’expérience. Mais , en premier lieu , il n’y a homme au monde qui puisse faire l’expérience que vous difes sul des «boules de bois ; secondement , pourquoi faitffv#% la boule 5 mobile en l’air seulement en ligne droite, éf les autres 1 encore en rond, vu^que toutes les boules de la matière subtile sê meuvent en l’air circulairement et* en ligne droite tout ensemble , selon ce que vous dites - eft la page 272 ? en troisième liefi , pourquoi n’avez -vous pas expliqué les propres mouvements*des boules de votre matière subtile, et les effets qu’elles font quand elles viennent à rencontrer quelque superficie plus solide, sans emprunter des boules , lesquelles même vous supposez ne se «pas mouvoid comme la matière sub-