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qu’à l’autre : or tout le même arrive n’y ayant que les deux petits bouts du tuyau A et C. Vous voyez donc que ce tuyau ne résout non plus ma
difficulté que le précédent. A quoi j’ajoute que l’étincelle qui ment la matière subtile qui est au- * tour d’élle ne se fait pas un même corps avec elle, et demeure immobilç, tandis quelle meut effectivement et extrinsèquement cette matière subtile ; mais en la* comparaison du tuyau l’on voit tout le contraire.’' * K» ' w
IV et V. Je ne sais pas à qui' vous persuaderez qu’il importe fort peii de penser que l’air soit transparent de sa nature ou par accident'; mais je suis fort assuré que cela n’est pas bien cqunoitre la’nature de l’air. Et sur ce que , ayant Été dit par vous en votre première réponse, que la matière subtile est transparente en tant qu’elle.est dans les pores * de l’air , je concluois que cela né lui étant qu’un accident local , efle n’étoit donc pas 4 transparent^ de soi : vous dites à présent que je conclus tout de" * même que si de ce que vous. auriez dit queflèrqi a de grands revenus , en tant qu’il est duc de Bretagne, je tirois cette conséquence, que s’il n’étoit point duc de Bretagne ,- il n’auroit donc point de revenu. Je vous réponds que le revenu du roi lui est un accident divisible et externe , qu’il tire de plusieurs lieux de son état,;* mais la transparence’fest naturelle à lajnatière subtile, cotpme vous
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accordez ^ci , çf par conséquent elle|ne la tire d’aucun lieu on fcliose externes.comme vous aviez git en voire première réponse : c’est pourquoi la comparaison clôclie fort et contient même le sophisme de la p îCrtie an tout y d’où vient que la conséquenpe est^ fausse. Mais si j’avois dit Louis XIII est souverain de Bretagne en tant que* roi de France, il s’emmivroit que’ s’il ù’éfoit roi de France t il ne §eroit pbint aussi souverain de Bretagne^: car ici le mot en tai$t que est accompagné de la dépendance essentielle en nécessaire qui lui est propre quand il est bien appliqué- Mais pour revenir à notre martèWT subtile-* puisqiÆ voys accordez maintenant quelle est transparente de sa nature ou en sa pureté , pt qu’elle est du nombre des corps qui nous environnent , vu que, selon vous, elle s etend sans interruption depuis les astres jusqiiês à nos yeux, je conclus qu’elle a donc des pores ou intervalles cjUi doivent être remplis d’une autre matière plus subtile, & ainsi à l'infini. Et ma conclusion estfondée surrce que vous dites dans les pages 2.3 , 58 et 122 .de vofre Dioptrique , et dans la page 169 des Météores, lesquelles vous verrez y s’il vous plaît, et vous trouverez que j’ai raison. "
VI. Ifci votis rAettez , pour votre démonstration , vos petites boules de matière subtile dans un tuyau ABCD; mais en l’air elles ne sont pas resserréesset contraintes comme dans des tuyaux : néarfmoins
votré tuyau servira à mon dessein. Supposons que liA soit l’horizon, et le soleil en E sous l’horifcon, poussant la boule 1 , et par le centre des boules 1 et 4 qet aussi par ceux des boules 5 , 2,6, tirons des lignes droites qui passent sur l’horizon, il est certain que la boule^ marquée 1 ne peut être mue vers^ 8 en ligne droite qu’elle ne meuve celle qui est marquée 4 ! et celle-ci ne pçut être mue qu’elle ne meuVé sa èontigué et suivante en la ligne qui t passe sur l’horizon ; et le même se dira des boules 5 , 2., 6. Donc, par ces lignes droites qui passent
sur l’horizon , on pour/a , selon votre doctrine , voir le soleil qui est sous l’horizon, même en pleine nuit, vu que toutes les boules de chacune de ces lignes soiit mues par le soleil jusques à l’oeil , et que cela suffit pour le sentiment de la lumière; ou vous serez contraint de réformer les descriptions que vous en avez données,
VIII. PuisqueTopacitévient delà matière, uVielque pure quelle soit* imaginée , il est certain que là oft il y aura plus de matière , cæteris paribus là aussi il y aura plus de densité et d’ojSjacité. C’est pourquoi prenez de l’eau et de l’air purifiés en perfection , l’eau sera' toujours plus opaque que l’air en égale'épaisseur , et doublant l’épaisseur de l’eau , elle sera encore plus opaque en apparence au respect chi même air : donc le double ded’épaisseur de' l’eau est plus opaque que le simple. Et ainsi en
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double essences ," huiles et
est-il du verre , car le double de 1 épaisseur de l’eau ou du verre fera le même effet que le même double réduit au simple par condensation ; mais la densité seroit double, et 'par conséquent l’opacité et l’expérience !de ceci se' voit dans les esprits purifiés par la chimie jusqu’à telle perfection , 'qu’ils ne laissent plus.aucunefc fèces ou impuretés. Âu reste , je' ne vois pas que les lignes 2 et 1 7 de la huitième page de votre Diop trique parlent dé divers rayons , mais, seulement du rayon materialiter sumptum ; et le formel n’étant qu’iinagînaire ne seroit pas propre à vider notfe difficulté, car il n’est pas sujet à être détourné par aucune rencontre , étant toujours imaginé droit à travers tous les obstacles.
IX. Vous ayant proposé deux yeux luisants, comme ceux des cliats , se regardant par les deux bouts d’un meme tuyau ,-et vous ayant objecté que la matière suivie contenue dans l’air du tuyau ne pouvant être mue plutôt par l’un des yeux lumineux que par l’autre, elle demeuroit immobile, et par conséquent un œil ne poufroit voir l’autre , puisque là vision ne se fait que par le mouvement de la matière subtile vers l’œil qui voit ; vous me réptfndez ici que l’inclina tion de la matièrg subtile à se mouvoir est suffisante, sads le mouvement, pour nous faire Sentir la lumière. Et par l’inclination yous n’entendez pas, comme je crois, la simple aptitude à être mue, car
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• » * cette aptitude est perpétuelle en la matière et in-
déterminéq,’mais vous entendez l’impression faite par le moteur lumineux , et reçue dans la matière subtile , laquelle impression incline la matière, et la détermine plutôt d’un côté que d'autre; et voilà^qui est fort subtil, puisque chaque oeil incline la matière subtile vers son oppqsé^Iais je vous réponds en premier lieu que , ou la seule inclination de la matière subtile est, nécessaire pour nous faire sentir la lumière , et ainsi lq mouvement sera Superflu , ou que le mouvement est encore nécessaire , et ainsi l’inclination seule 11e suffira point ; secondement , que , selon vous, la lumière ne pourroit être vue.dansle vide, où il n’v a ni matière subtile ni aucune autre chose, lequel vide,* s’il ne se donne en la nature, au moins on le peut imaginer , même au-dessus du premier ciel : or, quand je l'entreprendrai, il me sera fort aisé de prouver que , data oculo et corpore luminoso in congrua distnntia , non potest non videri lux etiam in vacuo. Finalement, je vous supplie de, croire que je n’ai point fait?i pauvre jngemçnt de votre esprit , que de penser que vous ayez pris la poussière ou les afomes qui paroissent aux r-ayons du soleil dans une chaynbre close pour la manière subtile dont vous traitez , et que moi-même je ne la prends pas pour telle , comme vous, pensez ' : ma conception est d’un ton plus haut.Vous savez que l’atmosphère ou inférieure région de l’air , qui finit