DE LA SACREE FACULTE DE THEOLOGIE
•\ DE PARIS. 'VrHèV
Messiedr S,
Là raison qui me porte à vous présculer cet ouvrage est si juste, et, quand vous en connoîtrez le J dessein, je m’assure que vous en aurez aussi ijne si juste de le prendre en votre protection , que je pense ne pouvoir mieux fajre pour vous le rendre en quelque sorte recommandable, que de vous dire en peu de mots ce que je m’y suis proposé. J’ai toujours estimé que les deux questions de Dieu et de l’âme^ étoient les principales de scelles qui doivent plutôt être démontrées par les raisons de la philosophie que de la théologie : car, bieri qu’il nous suffise à nous autres qui sommes fidèles , de croire par la foi qu’il y a un Dieu, et que l’âme humaine ne meurt point avec le corps, certafnement il ne semble p^ possible de pouvoir jamais p'ersuader aux infidèle^ aucune religion, ni quasi même aucune vertu morale , si premièrement on ne leur prouve ces deux choses par raison naturelle;