‹ Œuvres de Descartes (volume 4)Chapitre 25 sur 62 · PR K F AC K · texte numérisé non relu

PR K F AC K

U HJ

coup de l’ordre et de la liaison de mes raisons , s amuseront à épiloguer sur chacune des parties, comme font plusieurs, ceux-là, dis-je, ne' feront pas’ grand profit de la lecture de ce traifé^et bien que'peut-<*tre ils trouvent occasio tiller en plusieurs lieux, à grand’peine ils objecter rien de pressant ou qui soi réponse.

Et, d’autant que je ne»promets pas aux autres de les satisfaire de prime abord, et que je ne présume pas tant de moi que de croire pouvoir prévoir tout ce qui pourra faire dé la difficulté à un chacun , j’exposerai premièrement dans ces Méditations les mêmes pensées par lesquelles je me persuade être parvenu^ à une certaine et évidente connoissance de la vérité, afin de voir si, par les mêmes raisons qui m’ont persuadé, je pourrai aussi en persuader d’autres ; et , après cela, je répondrai aux objections qui m’ont été faites par des personnes d’esprit et de doctrine , à qui j’avois envoyé mes Méditations pour être examinées avant que de les mettre sous la presse; car ils m’en ont fait un si grand nombre et de si différentes, que j’ose bien me promettre qu’il sera difficile à un autre d’en proposer aucunes qui soient *de conséquence qui n’aient point été touchées.

C’est pourquoi je supplie ceux qui désireront

•A-28 phéfaok.

lire ces Méditations, de n’en former^ aucun jugement f[ue premièrement ils ne se soient t^pnné la peine de lire toutes ces objections et les réponses que j’y ai faites. ,* ^

A^BREGE

SIX MÉDITATIONS SlJl VANTÉS.

Dans la première, je mets en avant les raisons pour lesquelles nous pouvons douter généralement de toutes choses , et particulièrement de choses matérielles, au moins tant que nous n’ayrons point d’autres fondements dans les sciences que ceux que nous avons eus jusqu’à présent. Or, bien que l’utilité d’mi doute si général ne paroisse pas d’abord , elle est toutefois en cela très grande, qu’il nous délivre de toutes .sortes de préjugés, et nous prépare un chemin très facile pour accoutumer notre c-sprit à se détacher des sens ; et enfin en ce qu’il fait qu’il n’est pas possible que nous puissions jamais plus douter des. choses que nous découvrirons par après être véritables. '

Page 1