RAISONS
QUI PROUVEKT ^
I,’ EXISTENCE DE DIElt , ET LA DISTINCTION QUI EST ENTRE l’esprit ET LE CORPS DE l’hOMME ,
BISPOSF.KS n’uNE FAÇON GÉO M Ét R I Q II K.
, DKFINITION.S.
' I. Par le nom de pensée je comprends tout ce qui est tellement eii nous que nous l’apercevons immédiatement par nous-méme et en avons une connoissance intérieure: ainsi toutes les opérations de la volonté , de l’entendement , de l’imagination et des sens sont des pensées. Mais j’ai ajouté immédiatement pour exclure les choses qui suivent et dépendent de nos pensées; par exemple, le mouvement volontaire a bien à la vérité la volonté pour son-principe, mais lui-même néanmoins n’est pas une pensée. Ainsi se promener n’est pas une pen- ^ t
sée, mais bien le sentiment on la connoissance (jne l’on a (in’on se promène.