‹ Œuvres de DescartesChapitre 1 sur 106 · Oeuvres de Descartes · texte numérisé non relu

Oeuvres de Descartes

L’aimable lettre que je viens de recevoir de votre part ne me permet pas que je repose jusqu’à ce que j’y aie fait réponse, et bien que vous y proposiez des questions que de plus savants que moi auroient bien de la peine à examiner en peu de temps , toutefois à cause que je sais bien qu’encorequej’y en employasse beaucoup jene les pourrois entièrement résoudre, j’aime mieux mettre promptement sur le papier ce que le zèle qui m’incite me dictera , que d’y penser plus à loisir , et n 'écrire par après rien de meilleur.

Vous voulez savoir mon opinion touchant trois choses : t° ce que c’est que l’amour; 20 si la seule lumière naturelle nous enseigne à aimer Dieu ; 3° lequel des deux dérèglements et mauvais usages est le pire, de l’amour ou de la haine.

Digitizfid biC'OOgfe

Pour répondre au premier point, je distingue entre l’amour qui est purement intellectuelle ou raisonnable, et celle qui est une passion; la première n’est, ce me semble, autre chose sinon que, lorsque notre âme aperçoit quelque bien, soit présent, soit absent, qu'elle juge lui être convenable, elle se joint à lui de volonté, c’est-à-dire elle se considère soi-même avec ce bien-là comme un tout dont il est une partie, et elle l’autre; en suite de quoi, s’il est présent, c’est-à-dire si elle le possède, ou quelle en soit possédée, ou enfin quelle soit jointe à lui non seulement par sa volonté, mais aussi réellement et de fait, en la façon qu’il lui convient d’être jointe, le mouvement de sa volonté qui accompagne la connoissance qu’elle a que ce lui est un bien, est sa joie; et , s’il est absent, le mouvement de sa volonté qui accompagne la commis- • sance quelle a d’en être privée, est sa tristesse; mais celui qui accompagne la connoissance qu elle a qu’il lui seroit bon de l’acquérir, est son désir.

Et tous ces mouvements de la^ volonté auxquels consistent l’amour, la joie, et la tristesse, et le désir, en tant que ce sont des pensées raisonnables, et non point des passions, se pourraient trouver en notre âme, encore qu’elle n’eùt point de corps; car, par exemple, si elle s’apercevoit qu’il y a beaucoup de choses à connoître en la nature qui sont fort belles, sa volonté se porteroit infailliblement à ai-

mer la connaissance de ces choses, c’est-à-dire à la considérer comme lui appartenant ; et si elle remarquait avec cela quelle eût cette connoissance, elle en auroit de la joie; si elle considérait qu’elle ne l’eut pas , elle en auroit de la tristesse ; si elle pensoit qu’il lui serait bon de l’acquérir, elle en auroit du désir. Et il n’y a rien eu tous ces mouvements de sa volonté qui lui fût obscur, ni dont elle n’eut une très parfaite connoissance, pourvu qu’elle fit réflexion sur ses pensées. Mais pendant que notre âme est jointe au corps, cette amour raisonnable est ordinairement accompagnée de l’autre, qu’on peut nommer sensuelle ou sensitive, et qui, Comme j’ai sommairement dit de toutes les passions, appétits et sentiments, en la page ^6 1 de mes Principes françois, n’est autre chose qu’une pensée confuse excitée en l’âme par quelque mouvement des nerfs, laquelle la dispose à cette autre pensee plus claire en qui consiste l’amour raisonnable. Car , comme en la soif, le sentiment qu’on a de la sécheresse du gosier est une pensée confuse qui dispose au désir de boire, mais qui nest pas ce désir même; ainsi en l’amour on sent je ne sais quelle chaleur autour du cœur, et une grande abondance de sang dans le poumon , qui fait qu’on ouvre même les bras comme pour, embrasser quelque chose, et cela rend l’âme encline a joindre a soi de volonté l’objet qui se pré—

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sente. Mais la pensée par laquelle lame sent cette chaleur est différente de celle qui la joint à cet objet ; et même il arrive quelquefois que ce sentiment d’amour se trouve en nous sans que notre volonté se porte à rien aimer , à cause que nous ne rencontrons point d’objet que nous pensions en être digne. Il peut arriver aussi , au contraire , que nous connoissions un bien qui mérite beaucoup , et que nous nous joignions à lui de volonté, sans avoir pour cela aucune passion, à cause que le corps n’y est pas disposé. Mais pour l’ordinaire ces deux amours se trouvent ensemble : car il y a une telle liaison entre l’une et l’autre , que lorsque l’âme juge qu’un objet est digne d’elle, cela dispose incontinent le cœur aux mouvements qui excitent la passion d’amour , et lorsque le cœur se trouve ainsi disposé par d’autres causes, cela fait que l’âme imagine des qualités aimables en des objets où elle ne verroit que des défauts en un autre temps. Et ce n’est pas merveille que certains mouvements de cœur soient ainsi naturellement joints à certaines pensées , avec lesquelles ils n’ont aucune ressemblance ; car de ce que notre âme est de telle nature qu’elle a pu être unie à un corps, elle a aussi cette propriété que chacune de ses pensées se peut tellement associer avec quelques mouvements ou autres dispositions de ce corps, que lorsque les mêmes dispositions se trouvent une

autre fois en lui , elles induisent l’âme à la même pensée , et réciproquement lorsque la même pensée revient, elle prépare le corps à recevoir la même disposition. Ainsi , lorsqu’on apprend une langue, on joint les lettres ou la prononciation de certains mots qui sont des choses matérielles, avec leurs significations qui sont des pensées : en sorte que lorsqu’on oit après derechef les mêmes mots, on conçoit les mêmes choses ; et quand on conçoit , les mêmes choses , on se ressouvient des mêmes mots. Mais les premières dispositions du corps qui ont ainsi accompagné nos pensées lorsque nous sommes| entrés au monde ont du sans doute se joindre plus étroitement avec elles que celles qui les accompagnent par après. Et pour examiner l’origine de la chaleur qu’on sent autour du cœur, et celle des autres dispositions du corps qui accompagnent l’amour , je considère que dès le premier moment que notre âme a été jointe au corps, il est vraisemblable qu’elle a senti de la joie, et incontinent après de l’amour, puis peut-être aussi de la haine et de la tristesse ; et que les mêmes dis- . positions du corps qui ont pour lors causé en elle ces passions , en ont naturellement par après accompagné les pensées. Je juge que sa première passion a été la joie, pourcequ’il n’est pas croyable que lame ait été mise dans le corps , sinon lorsqu’il a été bien disposé , et que lorsqu’il est ainsi

bien disposé, cela nous donne naturellement de la joie. Je dis aussi que l’amour est venue après, à cause que la matière de notre corps s’écoulant sans cesse, ainsi que l’eau d’une rivière, et étant besoin qu’il en revienne d’autre en sa place , il n’est guère vraisemblable que le corps ai t été bien disposé , qu’il n’y ait eu aussi proche de lui quelque matière fort propre à lui servir d’aliment , et que lame se joignant de volonté à cette nouvelle matière , a eu pour elle de l’amour ; comme aussi par après s’il est arrivé que cet aliment ait manqué , lame en a

eu de la tristesse : et s’il en est venu d’autre en sa

place qui n’ait pas été propre à nourrir le corps, elle a eu pour lui de la haine.

Voilà les quatre passions que je crois avoir été en nous les premières , et les seules que nous avons eues avant notre naissance ; et je crois aussi qu’elles n’ont été alors que des sentiments ou des pensées fort confuses, pourceque l’âme étoit tellement attachée à la matière , quelle ne pouvoit encore vaquer à autre chose qu’à en recevoir les diverses impressions ; et bien que quelques années après elle ait commencé à avoir d’autres joies et d’autres amours que celles qui ne dépendent que de la bonne constitution et convenable nourriture du corps , toutefois ce qu’il y a eu d’intellectuel en ses joies ou amours a toujours été accompagné des premiers sentiments quelle en avoit eus , et

même aussi des mouvements ou fonctions naturelles qui étoient alors dans le corps; en sorte que d’autant que l’amour n’étoit causée avant la naissance que par un aliment convenable qui , entrant abondamment dans le foie, dans le cœur et dans le poumon , y excitoit plus de chaleur que de coutume, de là vient que maintenant cette chaleur accompagne toujours lame, encore quelle vienne d'autres causes fort différentes. Et si je ne craignois d’être trop long, je pourrois faire voir par le menu que toutes les autres dispositions du corps qui ont été au commencement de notre vie avec ces quatre passions les accompagnent encore; mais je dirai seulement que ce sont ces sentiments conlus de notre enfance qui , demeurant joints avec les pensées raisonnables par lesquelles nous aimons ce que nous en jugeons digne, sont cause que la nature de 1 amour nous est difficile à connoître. A quoi j ajoute que plusieurs autres passions , comme la joie, la tristesse, le désir, la crainte, l’espéîance, etc., se mêlant diversement avec l’amour, empêchent qu on ne reconnoisse en quoi c’est proprement qu elle consiste. Ce qui est principalement remarquable touchant le désir; car on le prend si ordinairement pour l’amour , que cela est cause qu on a distingué deux sortes d’amours : lune quon nomme amour de bienveillance, en laquelle ce désir ne paroît pas tant; et l’autro

qu’on nomme amour de concupiscence, laquelle n’est qu’un désir fort violent, fondé sur une amour qui souvent est foible.

Mais il faudroit écrirejin gros volume pour traiter de toutes les choses qui appartiennent à cette passion; et bien que son naturel soitde faire qu’on se communique le plus que l’on peut, en sorte qu’elle m’incite à tâcher , ici de vous dire plus de choses que je n’en sais, je me veux pourtant retenir, de peur que la longueur de-cette lettre ne vous ennuie. Ainsi je passe à votre seconde question, savoir, si la seule lumière naturelle nous enseigne a aimer Dieu, et si on le peut aimer par la force île cette lumière. Je vois qu’il y a deux fortes rai- ^ s6ns pour en douter. La première est que les attributs de Dieu qu’on considère le plus ordinairement sont si relevés au-dessus de nous, que nous ne concevons en aucune façon qu’ils nous puissent être convenables, ce qui est cause que nous ne nous joignons point à eux de volonté; la secondé est qu’il n’y a rien en Dieu qui soit imaginable, ce qui fait qu’encore qu’on auroit pour lui quelque amour intellectuelle, il ne semble pas qu’on en puisse avoir aucune sensitive, à cause qu’elle devroit passer par l’imagination pour venir de l’entendement dans le sens. C’est pourquoi je ne m’étonne pas si quelques philosophes se persuadent qu’il n’y a que la religion chrétienne qui, nous en-

LETTJIES.

seignant le mystère de l’incarnation par lequel Dieu s’est abaissé jusqu’à se rendre semblable à nous, fait que nous sommes capables de l’aimer; et que ceux qui, sans la connoissance de ce mystère, ont semblé avoir de la passion pour quelque divinité , n’en ont point eu pour cela pour le vrai Dieu, mais seulement pour quelques idoles qu’ils ont appelées de son nom; tout de même qu’Ixion, au dire des poètes, embrassoit une nue au lieu de la reine des dieux. Toutefois je ne fais aucun doute que nous ne puissions véritablement aimer Dieu par la seule force de notre nature. Je n’assure point que cet amour soit méritoire sans la grâce, je laisse démêler cela aux théologiens ; mais j’ose dire qu’au regard de cette vie c’est la plus ravissante et la plus utile passion que nous puissions avoir, et même quelle peut être la plus forte, bien qu’on ait besoin pour cela d’une méditation fort attentive, à cause que nous sommes continuellement divertis par la présence des autres objets. Or, le chemin que je juge qu’on doit suivre pour parvenir à l’amour de Dieu est qu’il faut considérer qu’il est un esprit ou une chose qui pense , en quoi la nature tle notre âme ayant quelque ressemblance avec la sienne, nous venons à nous persuader qu’elle est une émanation de sa souveraine intelligence, et di~ vinœ (juasi particula auræ. Même, à cause que notre connoissance semble se pouvoir accroître par de-

grés jusqu’à l’infini, et que celle de Dieu étant infinie, elle est au but où vise la nôtre; si nous ne considérons rien davantage, nous pouvons venir à l’extravagance de souhaiter d’être dieux , et ainsi , par une très grande erreur, aimer seulement la divinité au lieu d’aimer Dieu. Mais si avec cela nous prenons garde à l’infinité de sa puissance par laquelle il a créé tant de choses dont nous ne sommes que la moindre partie; à l’étendue de sa providence, qui fait qu’il voit d’une seule pensée tout ce qui a été, qui est, qui sera et qui sauroit être; à l’infaillibilité de ses décrets, qui, bien qu’ils ne troublent point notre libre arbitre, ne peuvent néanmoins en aucune façon être changés; èt enfin d’un coté à notre petitesse, et de l’autre à la grandeur de toutes les choses créées, en remarquant de quelle sorte elles dépendent de Dieu, et en les considérant d’une façon qui ait du rapport à sa toute-puissance, sans les enfermer en une boulé, coramefont ceux qui veulent que le monde soit fini : la méditation de toutes ces choses remplit un homme qui les entend bien d’une joie si extrême, que tant s’en faut qu’il soit injurieux et ingrat envers Dieu jusqu’à souhaiter de tenir sa place, il pense déjà avoir assez vécu de ce que Dieu lui a fait la grâce de parvenir à de telles connoissances ; et , se joignant entièrement à lui de volonté, il l’aime si parfaitement qu’il ne désire plus rien au monde, sinon que la volonté de

Dieu soit faite; ce qui est cause qu’il ne craint plus ni la mort , ni les douleurs , ni les disgrâces, pourcequ’il sait que rien ne lui peut arriver que ce que Dieu aura décrété; et il aime tellement, ce divin décret, il l’estime si juste et si nécessaire, il sait qu’il en doit si entièrement dépendre, que même lorsqu’il en attend la mort, ou quelque autre mal, si par impossible il pouvoit le changer, il n’en auroit pas la volonté. Mais s’il ne refuse point les maux ou les afflictions pourcequ’elles lui viennent de la providence divine, il refuse encore moins tous les biens ou plaisirs licites dont il peut jouir en cette vie, poureequ’ils en viennent aussi; et les recevant avec joie sans avoir aucune crainte des maux, son amour le rend parfaitement heureux. Il est vrai qu’il faut que lame se détache fort du commerce des sens pour se représenter les vérités qui excitent en elle cet amour, d’où vient qu’il ne semble pas quelle puisse la communiquer à la faculté imaginative pour en faire une passion. Mais néanmoins je ne doute point quelle ne lui communique; car, encore que nous ne puissions rien imaginer de ce qui est en Dieu, lequel est l’objet de notre amour, nous pouvons imaginer notre amour même, qui consiste en ce que nous voulons nous unir à quelque objet, c’est-à-dire au regard de Dieu , nous considérer comme une très petite partie de toute l’immensité des choses qu’il a créées.

pourceque, selon que les objets sont divers, on se peut unir avec eux ou les joindre à soi en diverses façons; et la seule idée de cette union suffit pour exciter de la chaleur autour du cœur , et causer une très violente passion. Il est vrai aussi que l’usage de notre langue et la civilité des compliments ne permettent pas que nous disions à ceux qui sont d’une condition fort relevée au-dessus de la nôtre, que nous les aimons, mais seulement que nous les respectons, honorons et estimons, et que nous avons du zèle et de la dévotion pour leur service, dont il me semble que la raison est que l’amitié d’homme à homme rend égaux en quelque façon ceux en qui elle est réciproque; et ainsi que pendant que l’on tâche à se faire aimer de quelque grand, si on lui disoit qu’on l’aime, il pourroit penser qu’on le traite d’égal et qu’on lui fait tort. Mais pourceque les philosophes n’ont pas coutume de donner divers noms aux choses qui conviennent en une même définition , et que je ne sais point d’autre définition de l’amour, sinon qu’elle est une passion qui nous fait joindre de volonté à quelque objet, sans distinguer si cet objet est égal, ou plus grand, ou moindre que nous, il me semble que, pour parler leur langue, je dois dire qu’on peut aimer Dieu. Et si je vous demandois en conscience si vous n’aimez point cette grande reine 'auprès de laquelle vous êtes à présent, vous auriez

lètHtres. i5

beau dire que vous n’avez pour elle que du respect, de la vénération et de l’étonnement, je ne laisserois pas déjuger que vous avez aussi une très ardente affection , car votre style coule si bien quand vous parlez d’elle, que, bien que je croie tout ce que vous en dites, pourceque je sais que vous êtes très véritable, et que j’en ai aussi ouï parler à d’autres, je ne crois pas néanmoins que vous la pussiez décrire comme vous faites si vous n’aviez beaucoup de zèle, ni que vous puissiez être auprès d’une si grande lumière sans en recevoir de la chaleur. Et tant s’en faut que l’amour que nous avons pouV les objets qui sont au-dessus de nous soit moindre que celle que nous avons pour les autres; je crois que de sa nature elle est plus parfaite, et quelle fait qu’on embrasse ‘avec plus d’ardeur les intérêts de ce qu’on aime. Car la nature de l’amour est de faire qu’on se considère avec l’objet aimé comme un tout dont on n’est qu’une partie, et qu’on transfère tellement les soins qu’on a coutume d’avoir pour soi-même à la conservation de ce tout , qu’on n’en retienne pour soi en particulier qu’une partie aussi grande ou aussi petite qu’on croit être une grande ou petite partie du tout auquel on a douné son affection ; en sorte que, si on s’est joint de volonté avec un objet qu’on estime moindre que soi, par exemple, si nous aimons une fleur, un oiseau, un bâtiment, ou chose

semblable, la plus haute perfection où cette amour puisse atteindre, selon son vrai usage, ne peut faire que nous mettions notre vie en aucun hasard pour la conservation de ces choses, pourcequ’elles ne sont pas des parties plus nobles du tout qu’elles composent avec nous, que nos ongles et nos cheveux sont de notre corps; et ce seroit une extravagance de mettre tout le corps au hasard pour la conservation des cheveux. Mais quand deux hommes s’entr’aiment, la charité veut que chacun d’eux estime son ami plus que soi-même; c’est pourquoi leur amitié n’est point parfaite, s’ils ne sont prêts de dire en faveur l’un d£ l’autre: Meme adsum qui feci, inme converlite ferrutn , etc.Tout de même, quand un particulier se joint de volonté à son prince ou à son pays, si son amour est parfaite, il ne se doit estimer que comme une fort petite partie du tout qu’il compose avec eux, et ainsi ne craindre pas plus d’aller à une mort assurée pourleur service, qu’on craint de tirer un peu de sang de son bras pour faire que le reste du corps se porte mieux. Et on voit tous les jours des exemples de cette amour, même en des personnes de basse condition , qui donnent leur vie de bon coeur poulie bien de leur pays, ou pour la défense d’un grand 1 qu’ils affectionnent. Ensuite de quoi il est évident que notre amour envers Dieu doit être sans comparaison la plus grande et la plus parfaite de toutes.

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