INSTANCE A LA RÉPONSE SUR LA PREMIERE DIFFICULTÉ
* m. i « Vous ne la définissez que par le rapport » qu’elle a avec nos sens , etc. »
On pourroit répliquer, comme la racine et l’essence des choses sont cachées et ensevelies dans des ténèbres éternelles, il faut de nécessité définir chaque chose par le rapport qu’elle peut avoir à d’autres. Ge rapport se peut appeler propriété dans les substances, puisqu’il n’est pas lui-même . substance, quoique je reconnoisse d’ailleurs qu’il y a des propriétés que l’on conçoit les unes avant les autres; j'ai voulu dire seulement qu’il valoit mieux définir une chose par une propriété » qui la comprît entièrement ,^que par ce qu’on appelle la forme, qui est plus étendue que le défini. »**£)e plus, quand vous définissez ie corps une chose étendue, je remarque que cette même étendue
consisté dans un rapport des parties les unes aux autres, en tant^que'les unes ont été produites des
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autres; rapport qui ne convient pas absolument à
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2. «Quand il n’y auroit point d’hommes. » Quand tous les hommes fermeroient les yeux,
le soleil n’en perdroit pas pour cela la faculté d etre vu aussitôt qu’il plairoit aux hommes de les ouvrir comme une cognée ne perdroit pas la faculté de couper du bois , ou autre chose semblable, lorsqu’on l’y appliqueroit.
3. « Si qlle est divisée en parties beaucoup plus » petites que celles de nos nerfs. » .
Je crois cependant que Dieu est un assez excellent ouvrier pour proportionner des nerfs à ces petites parties de matière , et que dans une telle proportion la matière deviendroit sensible: or ces petites parties peuvent cesser de se mouvoir et se réunir, et de cette manière devenir derechef sensibles à nos nerfs»; ce qui ne sauroit convenir en aucune façon à la substance incorporelle.
4- « Bien que les sens n’y aperçoivent ni mol- »lesse, etc.» " ■ ju
Il est certain , ou cpie le corps sera dur ou mou, etc., à nos nerfs, tels qu’ils sont aujourd’hui, ou du moins à ceux que Dieu pourroit lui proportionner, comme nous avons dit ci-dessus; ce qui suffit, quand même Dieu n’en feroit jamais de pa-
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réils ; comme les parties qui sont au centre de la terre sont visibles par elles-mêmes, quoiqu’elles ne doivent jamais paroître à la lumière de soleil, et que jSmàis personne n’y descende avec; un flambeau.
5. « Est seulement comme la faculté de rire dans » l’homme , le proprium quarto modo de logique. »
Si la raison convenoit aussi aux autres animaux, il seroit mieux de définir l’homme un animal risible qu’un animal raisonnable; mais personne n’a eïfcore démontré que la faculté dètre touché, ou l’impénétrabilité, soient des propriétés qui conviennent à la substance étendue, quoique tous les philosophes avouent avec raison quelles sont les propriétés du corps.. Je puis bien àla vérité concevoir yne substance étendue, qui ne soit eu aucune façon tactiïe oii impénétrable ; donc la faculté dctre touché, ou l’impénétrabilité, ne suivent pas immédiatement la substance étendue eu tant quelle est étendue.
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6* «Mais je nie qu’en Dieu il y . ait une véritable
«étendue , etc. » v f
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Par véritable iétendue , vous entendez celle qui
est accompagnée dç la faculté d’être touché et de
l’impénétrabilité. Je conviens aveê vous quelle ne,
sé trouve pas en Dieu , dans un ange , et dans l’âme ,
qui sont dépouillés* de matière’; mais je soutiens '
qu’il se t/ouve "dans les arrges^et dans les âmes une
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étendue aussi véritable , quoiqye moins connue du vulgaire de l’école; que cêttè étendue a ses termes comme sa figure sujette à varier «suivant la volonté de l’ange' ou de l’ame , et que nos âmes et les anges peuvent se resserrer ou s’étendre en conservant toujours néanmoins leur même substance.
y. « Que toute idée de pure intellection vient » des images sensibles , etc. »
Je me sens quelque penchant pour cet axiome d’Aristote, il n’y a rien dans l’intellect qui n’ait passé par les sens ; mais là-dessus que chacun consulte les forces de son esprit.