‹ Œuvres de DescartesChapitre 44 sur 106 · PREMIÈRE INSTANCE A LA RÉPONSE SI R LA DERNIÈRE DHUCLÉTÈ · texte numérisé non relu

PREMIÈRE INSTANCE A LA RÉPONSE SI R LA DERNIÈRE DHUCLÉTÈ

« Mais le plus’ grand de tous les préjugés cpie » nous ayons retenus de notre enfance, etc. »

.'J’éprouve en moi la force de ce préjugé au-delà de tout ce que je puis vous dire, et je me sens tellement pris et arrêté dans ses filets , qu’il m’est impossible de m’en débarrasser jamais.

2 u Je m’engage à expliquer tout cela très faci-

«lementpar la seule conformation des membres

» des 'animaux. »

Si vous nous tenez parole là-dessus , vous allez nous procurer une joie bien ravissante; j’ai même une si haute idée de vous , que je crois que vous ferez là-dessus tout ce que l’esprit humain est cnpabléMe faire; ce sera dans lacinquième ou sixième partie de votre Physique , qu’on dit être presque achevée, et que j’attends avec grande impatience, je vous prie mêrrfe instamment qu'elles voient Je jour le plustôtqu’il se pourra, ou, pourmieux dire, afin que pàij leué moyen vous nous fassiez voir la nature dans ses plus brillantes clartés-

Mais pour revenir à notre sujet, si vous teuez, dis -je, parole là-dessus, j’avoue que vous aurez démontré que personne'ne peut prouver qu’il y ait

une âme dans les bêtes : mais, en attendant , il faut convenir que vous ne l’avez ms encore démontré , comme vous le dites vous-même, et même que vous ne le pouvez faire en aucune manière.

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