TT II F. S
«leiir qu'ci li» a pour, la cônuoissance Mes lettres l’incite surtout maintenant à cultiver la langue grecque, et à ramasser beaucoup île livres anciens; mais peut-être que cela changera, et qnaml il ne changeroit pas, la vèrtu que je remarque en celte princesse m’obligera toujours de préférer futilité de son service au désir de lui plaire. En sorte que cela 11e m’empêchera pas de lui dire franchement 'mes sentiments; et s’ils manquent de lui être agréables*, ce que je ne pense pas, j’en tirerai au moins cet avantage, que j’aurai satisfait à moi) devoir, et que cela me donnera occasion de pouvoir d’autant plus tôt retourner en ma solitude, hors de laquelle il est difficile que je puisse rien avancer en la recherche de la vérité; et c’est en cela que consiste mon principal bien en cette vie. M. Fr. ’ a fait trouver bon à sa majesté que je n’aille jamais au châfeati qu’aux heures qu’il lui plaira de me donner pour avoir l’honnèpr de lui parler, ainsi je n’aurai pas beaucoup de peine à faire ma cour, et cela s’accommode fort à mon humeur. Après tout néanmoins, encore que j’aie une très grande vénération pour sa majesté, je ne crois pas que rien soit Capable de ine retenir en ce pays plus longtemps que’jusques à l’été prochain : mais je ne puis absolument répondre de l’avenir. Jcpuisseii lemeiit vous assurer que je serai toute ma vie , etc.
*- Freiualicimus.
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