CHAPITRE XZ
Un an s'écoula encore avant que le procès de Denner et de ses complices fut terminé. On avait reconnu que la bande avait des ramifications jusqu'aux frontières de l'Italie. Denner
fut condamné à être pendu; puis son coros devait être brûlé. Le malheureux
Andrès fut aussi condamné à la corde; mais en faveur de l'aveu qu'il avait fait en dernier lieu, on lui fit grâce du supplice du feu.
Le matin du jour où Andrès et Denner devaient être exécutés, était venu.
La porte delà prison d' Andrès s'ouvrit, et le comte de Fach s'approcha du prisonnier, qui était à genoux, et priait en silence.
— Andrès, dit le comte , tu vas mourir. Apaise ta conscience par un aveu sincère! Dis-le moi, as-tu tué ton maître? Es-tu réellement l'assassin de mon oncle?
Un torrent de larmes jaillit des yeux d'Andrès ; il appela Dieu et tous ses saints en témoignage de son innocence.
— Il règne ici un mystère inexpli-