‹ Œuvres de F.-B. Hoffman (volume 2)Chapitre 23 sur 52 · D UNE JEUNE PERSONNE · texte numérisé non relu

D UNE JEUNE PERSONNE

Je rëponcls à la première question : Les commissaires nomme's par le roi e'taient des hommes tellement estimes pour leur savoir et leur caractère personnel , que leur arrêt a frappé de terreur ceux qui se sentaient dispose's à croire au magne'tisme. En second lieu , Mesmer était loin de jouir d'une aussi bonne réputation: justement ou injustement, il avait été décrié en Allemagne. L'Académie des sciences de Berlin avait déclaré ses théorèmes absurdes , et les journaux allemands le couvraient de ridicule. Son début en France n'était pas propre à effacer ces impressions défavorables. Avant d'exposer sa grande découverte, avant de nous gratifier de sa panacée qui devait produire tous les biens et guérir tous les maux , il exigea , po>ir condition préalable , une somme de 240,000 livres qu'il obtint en effet , par cent souscriptions de cent louis chacune. Cette spéculation sur le bonheur qu'il voulait procurer à l'humanité , diminuait un peu notre reconnaissance , et le procès peu honorable qu'il eut avec ses propres élèves, acheva de lui ôter toute considération. Si l'on se rappelle d'ailleurs que la révolution survint bientôt après, et fit suspendre toutes les expériences, on ne sera plus étonné de l'interruption qu'a éprouvée la croyance au magnétisme ; on sera même surpris qu'il ait osé reparaître après tant d'humiliations , et que , nouveau Phénix , il ait pu renaître de ses cendres plus brillant et plus beau.

Je répondrai maintenant à la seconde question,

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