‹ Œuvres de F.-B. Hoffman (volume 5)Chapitre 103 sur 117 · L'ABSENCE · texte numérisé non relu

L'ABSENCE

J'y songerai toute ma vie;

Voila le lieu Où ma tant belle et douce amie

Me dit adieu :

Chaque jour au même bocage

Je viens exprès, Et ne trouve sous le feuillage

Que des regrets.

Pourtant, moi qui suis tant à plaindie,

Je fus heureux 5 Trop heureux , j'étais loin de craindre

Ce coup affreux.

Toujours auprès de ce que j'aime

Sous ce berceau , Mon plaisir fut toujours le même,

Toujours nouveau.

En vain , touchante souvenance ,

Vous me flattez :

Au lieu d'adoucir ma souffrance,

Vous l'augmentez.

Quand on est loin de ce qu'on aime ,

Plus de plaisir!

Le souvenir du plaisir même

Coûte un soupir.

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