ALIBOUR, LOUISE, LÉONORE
Je frémis.
LE GARDE
La porte en est ouverte , On a fait évader le jeune prisonnier, Les trois soldats de garde , et même le geôlier,
EUPHROSINE
Juste ciel !
CORADIN
Je ne puis dissimuler ma rage ; Je souffrirais la mort, mais non pas un outrage.
EUPHROSINE
Quoi! seigneur, vous croyez.,.
CORADIN . regardant Euphroslne avec une fureur sombre.
En ouvrant ce billet, Je tremble d'y trouver un odieux secret; Peut-être qu'il pourra prouver votre innocence , Mais si je suis trahi, redoutez ma vengeance.
( Pendant que Coradin Ut le billet, tous observent le plus grand silence , Euphrosine témoigne l'horreur quelle conçoit de cette calomnie, Alibour et les sœurs ont les yeux attachés sur Coradin , et sont saisis de crainte, ha comtesse à F écart se tourne pour cacher la joie que lui cause cet événement. )
CORADIN lit bas et ne prononce que cette phrase :
« Me jeter aux pieds de ma libératrice et
» baiser la main qui vient de briser mes fers.
( A Euphrosine avec rage. )
Sortez.
EUPHROSINE
Comment, seigneur! sans daigner m'écouter?
CORADIN
Sortez.
EUPHROSINE
Quelle noirceur!
ALIBOUR, à part.
Quel horrible mystère !
EUPHROSINE
Pu moins, seigneur
1 20 EUPHROSINE
Sortez, ou craignez ma colère.
EUPHROSINE
Ociel!
LÉONORE
Fuyons , ma sœur; craignons de l'irriter.
{Louise et Leonurc enlraînenl Eiiphrosîne. )
CORADIN, à Aliboiir.
Vous, restez, ^
LA COMTESSE , à part et à Técart.
De son cœur je connais Tinconstance; Ne nous éloignons pas, assurons ma vengeance.