‹ Œuvres de F.-B. HoffmanChapitre 100 sur 263 · ALIBOUR, LOUISE, LÉONORE · texte numérisé non relu

ALIBOUR, LOUISE, LÉONORE

Je frémis.

LE GARDE

La porte en est ouverte , On a fait évader le jeune prisonnier, Les trois soldats de garde , et même le geôlier,

EUPHROSINE

Juste ciel !

CORADIN

Je ne puis dissimuler ma rage ; Je souffrirais la mort, mais non pas un outrage.

EUPHROSINE

Quoi! seigneur, vous croyez.,.

CORADIN . regardant Euphroslne avec une fureur sombre.

En ouvrant ce billet, Je tremble d'y trouver un odieux secret; Peut-être qu'il pourra prouver votre innocence , Mais si je suis trahi, redoutez ma vengeance.

( Pendant que Coradin Ut le billet, tous observent le plus grand silence , Euphrosine témoigne l'horreur quelle conçoit de cette calomnie, Alibour et les sœurs ont les yeux attachés sur Coradin , et sont saisis de crainte, ha comtesse à F écart se tourne pour cacher la joie que lui cause cet événement. )

CORADIN lit bas et ne prononce que cette phrase :

« Me jeter aux pieds de ma libératrice et

» baiser la main qui vient de briser mes fers.

( A Euphrosine avec rage. )

Sortez.

EUPHROSINE

Comment, seigneur! sans daigner m'écouter?

CORADIN

Sortez.

EUPHROSINE

Quelle noirceur!

ALIBOUR, à part.

Quel horrible mystère !

EUPHROSINE

Pu moins, seigneur

1 20 EUPHROSINE

Sortez, ou craignez ma colère.

EUPHROSINE

Ociel!

LÉONORE

Fuyons , ma sœur; craignons de l'irriter.

{Louise et Leonurc enlraînenl Eiiphrosîne. )

CORADIN, à Aliboiir.

Vous, restez, ^

LA COMTESSE , à part et à Técart.

De son cœur je connais Tinconstance; Ne nous éloignons pas, assurons ma vengeance.

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